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A l’approche du dialogue de Genève, le Polisario opte pour la provocation

Par Mohamed Deychillaoui le 27/11/2018 à 22h36

Kiosque360. Pour l’ONU, le Polisario est tout simplement indésirable dans les zones tampons du Sahara marocain. Malgré cette interdiction formelle, l’Algérie ne cesse d’envoyer les séparatistes dans ces zones interdites, pour soi-disant y «inaugurer» des projets chimériques.

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"Je provoque, donc j’existe". Tel est le credo du Polisario à chaque fois qu’approche un rendez-vous onusien. Question de s’extirper de l’isolement total dans lequel il se morfond actuellement. A quelques jours du démarrage de la table ronde de Genève, rapporte Al Ahdath Al Maghribia du 28 novembre, les séparatistes ont annoncé, lundi dernier, avoir «inauguré et posé la première pierre de plusieurs projets d’infrastructures dans les zones tampons de Mheyriz et Tifarity».

 

Alors que le Maroc et la Mauritanie préparent activement leurs dossiers en prévision du dialogue pour lequel ils sont convoqués à Genève par l’Envoyé spécial du SG général de l’ONU au Sahara, l’Algérie et le Polisario ont choisi de faire monter les enchères à travers la provocation dans les zones situées derrière le mur de défense marocain.

 

Ainsi, le prétendu ministre de la défense du Polisario, accompagné de plusieurs miliciens, a été chargé d’une mission de propagande pour faire croire qu’il existe des «zones libérées» au Sahara marocain, et qu’il s’y rend pour y ériger des infrastructures, sans jamais dire leur nature ni en montrer le moindre signe d’existence.

 

Pourtant, le Polisario, par le simple fait de se rendre dans les zones tampons du Sahara marocain, a violé les injonctions du SG de l’ONU, Antonio Guiterres qui, et après le retrait forcé des séparatistes de la zone de Guerguerat, leur a interdit de mener la moindre activité, même civile, dans les zones tampons délimitées par les accords de cessez-le-feu de 1991.
Cette injonction intervient, selon Al Ahdath, après la lettre royale adressée au SG de l’ONU le 30 mars 2018, lettre dans laquelle le Souverain a averti que le Maroc ne resterait pas les bras croisés face aux tentatives du Polisario de transférer des structures administratives et militaires dans la zone tampon de Bir Lahlou et de Tifarity.