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Hassiba Boulmerka

Hassiba Boulmerka, ancienne championne algérienne d'athlétisme.

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Algérie: l’athlète Hassiba Boulmerka était grassement payée pour s’attaquer au Maroc

Par Mohammed Ould Boah le 29/06/2020 à 17h16 (mise à jour le 29/06/2020 à 17h17)

L’ancienne championne de l’athlétisme algérien, Hassiba Boulmerka, aurait largement profité de plusieurs «indus avantages» octroyés sous le régime de Bouteflika. On comprend dès lors les dessous des sorties fréquentes de cette ex-adepte du demi-fond contre l’intégrité territoriale du Maroc.

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Les Algériens viennent d’apprendre que leur ancienne championne olympique du demi-fond (1.500 m) du début des années 90, Hassiba Boulmerka, tirait elle aussi grandement profit des magouilles du régime qui dirige l’Algérie, et a réussi ainsi, entre autres affaires, à devenir une grande propriétaire terrienne.

 

Selon les indiscrétions de la presse algérienne de ce dimanche 28 juin, elle aurait été récemment sommée par les services agricoles de la wilaya de Ouargla de mettre immédiatement en exploitation sa concession agricole de 600 hectares, sous peine de se la faire confisquer.

 

Ce «micro-Etat» (trois fois plus grand que la Principauté de Monaco), qui lui a été accordé en 2017, et resté jusqu’ici en jachère, a enflammé les réseaux sociaux algériens. Ces derniers ne parlent plus que du nouvel «exploit» de l’ex-championne algérienne, accusée d’avoir perçu un gros «indu avantage». Un clin d’œil aux règlements de comptes entre oligarques algériens pour lesquels les tribunaux algériens sont actuellement instrumentalisés, et où le crime d’«indus avantages» est régulièrement invoqué comme motif de condamnation à de lourdes peines de prison.

 

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Mais ces avantages octroyés sous Bouteflika à l’ancienne athlète n’étaient pas sans contrepartie. Car Hassiba Boulmerka, contrairement aux grandes stars sportives algériennes, s’est laissée exploiter sur le terrain politique en se faisant souvent l’écho des atteintes à l’intégrité territoriale du Maroc. Ainsi, en janvier dernier, et alors qu’elle venait d’être nommée présidente du «Comité national des sports d’élite, de haut niveau et de la découverte de jeunes talents», relevant du ministère algérien de la Jeunesse et des sports, elle s’est attaquée au Maroc, suite au choix par la Confédération africaine de football d’organiser la CAN de Futsal à Laâyoune, capitale des provinces du Sud marocain.

 

C’est ainsi que cette bénéficiaire du népotisme du système, qui lui a accordé aussi des marchés d’importation de médicaments et de vastes exploitations agricoles à Ouargla (poumon économique du pays à cause du pétrole de Hassi Messaoud), se devait d’exprimer sa gratitude en ciblant à intervalles réguliers le Maroc.

 

A travers cette posture peu glorieuse d’une athlète qui a pourtant défié, à son corps défendant et au risque de sa vie, l’obscurantisme qui a ensanglanté son pays durant la décennie noire (26 décembre 1991-8 février 2002), Hassiba Boulmerka ajoute un revers de la médaille peu reluisant à son palmarès.

 

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A l’opposé de Hassiba Boulmerka, les sportifs algériens de haut niveau ont toujours pris la bonne habitude de jouer aux bons offices en vue de rapprocher les deux pays voisins et les deux peuples frères. On peut citer dans ce registre les plus grands footballeurs algériens comme Rabah Madjer ou Lakhdar Belloumi, deux diplomates sportifs qui prônent des relations normales entre leur pays et le Maroc. De même des entraîneurs algériens de renom, comme Rabah Sâadane et Abdelhak Benchikha, qui ont exercé au Maroc, au même titre d’ailleurs que leurs homologues marocains Rachid Taoussi et Badou Zaki ayant entraîné des clubs en Algérie, ont toujours milité en ce sens. On se rappelle d’ailleurs que lors de la finale de la coupe d’Algérie, remportée par Badou Zaki à la tête du Chabab Belouizdad, le coach marocain a rappelé à Abdelmadjid Tebboune, alors Premier ministre qui venait de lui remettre une médaille, que la fermeture des frontières entre les deux pays voisins n’avait aucune raison d’être.

 

Hassiba Boulmerka est aujourd’hui prise la main dans le sac et fustigée par les réseaux sociaux algériens pour avoir emprunté le mauvais couloir dans sa course aveugle vers l’argent illicite. Son enrichissement avec l’argent public, avec la complicité du système était vraisemblablement conditionné par un lobbying actif contre le Maroc.