Attaque au couteau en Finlande: ce que dit Abdelhak Khiame sur l'enquête | www.le360.ma

ع
Cover Vidéo - Grand Format Abdelhak khiame
© Copyright : Le360

Attaque au couteau en Finlande: ce que dit Abdelhak Khiame sur l'enquête

Par Khalid Mesfioui le 19/09/2017 à 17h14 (mise à jour le 20/09/2017 à 13h52)

Le directeur du Bureau central d'investigation judiciaire (BCIJ), Abdelhak Khiame a réagi au déroulement de l'enquête sur l'attaque au couteau en Finlande, survenue en août dernier.

aA

Abdelhak Khiame a accordé, ce mardi 19 août, une interview par téléphone au quotidien finlandais Iltalehti à propos de l'avancement de l'enquête sur l'attaque au couteau, le 18 août, dans la ville de Turku. Dans cet entretien, le directeur du Bureau central d'investigation judiciaire affirme que "les autorités marocaines n’ont reçu, jusqu’à présent, aucune information sur l'état d'avancement de l’enquête".

 

"Tout ce que l'on sait, c’est à travers la presse que nous l’apprenons", a-t-il regretté, se disant surpris que la Finlande n'ait pas pris contact avec les autorités marocaines.

 

Cependant, Khiame a affirmé la prédisposition du Maroc à apporter son aide à la Finlande s'il est sollicité. Quant au principal motif de l'attaque au couteau, il a suggéré que ce serait le refus de la demande d’asile opposé au jeune né au Maroc. Il en veut pour preuve le fait que l'attaque n'a jamais été revendiquée par aucune organisation terroriste. Abderrahman Bouanane, l'auteur de cet acte, avait lui-même nié tout motif terroriste.

 

Vidéo. Interview exclusive. Les attentats de Barcelone expliqués par Abdelhak Khiame

 

"Nous sommes surpris qu'il ait particulièrement ciblé des femmes. Le plus souvent, ces terroristes visent des organismes chargés de l'application de la loi ou des personnes qui symbolisent l'État", a expliqué Abdelhak Khiame.

 

Et d'appeler, une nouvelle fois, à une coopération internationale étendue et conjointe. "Nous devrions également renforcer la coopération entre les services de sécurité et développer des partenariats afin que les autorités (compétentes) puissent ensemble lutter contre ce phénomène", a-t-il ajouté.