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Nadia Fettah Alaoui

Nadia Fettah Alaoui, lors d’une conférence de presse de présentation du projet de loi de finances 2022, mardi 26 octobre 2021, à Rabat.

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Au ministère de l'Économie et des Finances, en ce début 2022, l’UMT ouvre les hostilités avec Nadia Fettah Alaoui

Par Rahim Sefrioui le 12/01/2022 à 16h16

L’année 2022 débute par des tensions entre les syndicalistes du ministère de l'Économie et des Finances et la ministre en charge de ces méga-départements, Nadia Fettah Alaoui. Le Syndicat démocratique des finances (affilié à l'Union marocaine du Travail -UMT) prévoit une série de sit-in, et même une grève nationale. En voici les raisons.

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Tensions, en ce début 2022, entre Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Economie et des finances, et le syndicat le plus représentatif de ce département et de ses services extérieurs: le Syndicat démocratique des finances (SDF, affilié à l’Union marocaine du travail, UMT). 

 

Accusant Nadia Fettah Alaoui d'avoir fait la sourde oreille à leurs revendications, les syndicalistes affirment avoir programmé une série de sit-in. Ces mouvements de protestation devraient débuter par des sit-in d'une durée de deux heures dans l'ensemble des régions, dès le jeudi 20 janvier prochain. Ce n'est pas tout: un sit-in, à Rabat cette fois-ci, est également prévu le jeudi 27 janvier, devant le siège du ministère. Et pour clore ce cycle de protestations, une grève nationale de 24 heures est programmée le 10 février 2022.

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Dans un communiqué diffusé le 11 janvier, résumant les travaux de son bureau national, ce syndicat accuse Nadia Fettah Alaoui d’avoir empêché la tenue d'un dialogue et de n’avoir répondu à aucune des correspondances que lui a adressées le SDF, pour étudier plusieurs points parmi ses revendications, aussi bien dans les départements qu'elle dirige, que dans ses services extérieurs.

 

Pour le SDF, il y a une série de points encore en suspens qui ne doivent plus souffrir aucune attente: des «mutations abusives» au sein de la Trésorerie générale du Royaume (TGR), la revendication d'un statut de base «juste et équitable» pour les fonctionnaires du ministère, et des solutions à une promotion de diplômés de l'enseignement supérieur.