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Ramtane Lamamra

Ramtane Lamamra, ministre algérien des Affaires étrangères, triste symbole d'une hostilité anti-marocaine gratuite.

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Bouteflika nomme un marocophobe impénitent, en tant que ministre d'Etat conseiller diplomatique

Par M'Hamed Hamrouch le 14/02/2019 à 12h44 (mise à jour le 14/02/2019 à 12h51)

Trois ans après l'humiliation de son limogeage, l'ex-ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, connu pour sa farouche hostilité à l'intégrité territoriale du Maroc, reprend du service auprès de la présidence algérienne, en tant que ministre conseiller diplomatique. Décryptage.

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Le plus marocophobe des apparatchiks algériens est de retour. Ramtane Lamamra, ex-MAE sous l'ancien gouvernement Sellal (2013-2017), vient d'être repéché par le clan présidentiel qui l'a nommé, ministre d'Etat conseiller diplomatique auprès d'Abdelaziz Bouteflika.  

 

Une nomination au relent électoral, puisqu'elle intervient, croit savoir un confrère algérien, à la veille de la présidentielle algérienne prévue le 18 avril prochain. Ramtane Lamamra devrait ainsi participer à la 5è campagne électorale du président Bouteflika auprès de la diaspora algérienne à l’étranger.

 

Lamamra, visé, invoque sa "haine" contre le Maroc pour garder son poste 

 

Vu d'ici, le retour de Lamamra aux affaires confirme la ligne hostile d'Alger envers le Maroc, spécialement son intégrité territoriale. L'ancien commissaire à la paix et à la sécurité de l'Union africaine (2008-2013) a en effet instrumentalisé l'absence trentenaire du Maroc de l'organisation panafricaine pour en faire le fer de lance des violentes attaques algériennes contre le Maroc. Il a mis à profit "la diplomatie de la valise" pour démultiplier le nombre de reconnaissances africaines de l'entité factice de la "rasd". 

 

Viré de son poste à la tête du département le plus stratégique en Algérie, en mai 2017, au profit de son subalterne, Abdelkader Messahel, actuel MAE, il a été nommé parmi les membres du Haut comité consultatif onusien en charge de la médiation internationale. Un poste qu'il n'a jamais réellement exercé, tellement le rôle de son titulaire était effacé, notamment sur le dossier de sa "médiation" à Madagascar. 

 

Son retour aujourd'hui en tant que conseiller diplomatique du président Bouteflika constitue un nouveau signe de la radicalisation d'Alger à l'égard du Maroc, dont les relations avec Alger se sont particulièrement tendues sous sa mandature (2013-2017).