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Chef du Hezbollah Hassan Nasrallah

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah.

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Collusion du Hezbollah avec le Polisario: première réaction de Hassan Nasrallah

Par M'Hamed Hamrouch le 25/05/2018 à 22h39 (mise à jour le 25/05/2018 à 23h06)

Dans un discours télévisé, prononcé ce vendredi à l’occasion de "la fête de la résistance et de la victoire", le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a nié en bloc les accusations marocaines établissant la collusion du mouvement chiite pro-iranien avec le front séparatiste du Polisario. Détails.

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Une première sortie du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, mais qui n’apporte aucune nouveauté en dehors du démenti déjà apporté par son mentor iranien quand il a nié en bloc les accusations du MAECI marocain, Nasser Bourita, mettant en cause son mouvement dans le soutien au front séparatiste du Polisario.

 

«Il n’existe aucune relation entre le Hezbollah et le Polisario», a-t-il nié dans son discours télévisé, reconnaissant toutefois le déplacement du MAECI Bourita, à la veille du 1er mai dernier, à Téhéran, pour demander des explications à son homologue iranien, Jawad Darif, sur le soutien du mouvement chiite au front séparatiste du Polisario, via l’ambassade d’Iran à Alger. «En vérité, le MAECI marocain n’a apporté aucune preuve matérielle attestant d’une quelconque relation entre le Hezbollah et le front Polisario», a-t-il affirmé, prétendant ignorer le nom même de la wilaya algérienne de Tindouf, où se terre le front séparatiste.

 

Implication de l'Iran et son allié le Hezbollah dans le conflit saharien: Bourita persiste et signe

 

Hassan Nasrallah a mis la rupture par le Maroc de ses relations diplomatiques avec l’Iran sur le compte de présumées "pressions internationales" sur le Maroc, accusation qui a été rejetée catégoriquement par les autorités marocaines qui ont été on ne peut plus claires pour affirmer que la décision de la rupture a été prise et actée le 1 er mai dernier, "indépendamment de toute pression, sous quelque forme qu’elle soit".

 

A l'évidence, ce démenti, un de plus, après celui de Téhéran, d'Alger, ou encore du Hezbollah, n'est pas convaincant. Pour s'en apercevoir, il n'est qu'à constater que le même Hassan Nasrallah avait initialement nié toute participation de ses milices armées à la guerre civile en Syrie, aux côtés de l'armée de Bachar Al Assad, avant que son allégation ne soit démentie par les faits et que ne soit reconnue, in fine, la présence de combattants de son mouvement en terre syrienne pour soi-disant combattre "Daech"!

 

Idem pour l'apport avéré de Téhéran, via le Hezbollah, aux rebelles Houtis, au Yémen. Toujours est-il que les "démentis" de Téhéran, et de son bras armé au Liban, sont eux-mêmes démentis par les faits!