Education nationale: guerre ouverte entre Benkirane et Belmokhtar autour des postes à responsabilité | www.le360.ma

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Rachid Belmokhtar, ministre de l'Education nationale

Education nationale: guerre ouverte entre Benkirane et Belmokhtar autour des postes à responsabilité

Par Ahmed Adoua le 27/01/2016 à 20h23 (mise à jour le 28/01/2016 à 01h39)

Kiosque360. Le parti du chef du gouvernement dénonce l’élimination de ses partisans lors de la nomination des directeurs des académies régionales et des délégués provinciaux.

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Le chef du gouvernement et son ministre de l'Education nationale, Rachid Belmokhtar, ont déterré la hache de guerre. Si la relation entre les deux hommes n’était déjà pas au beau fixe, la nomination de 26 délégués de l’Education nationale est venue mettre de l’huile sur le feu. Selon Al Massae, dans son édition du 28 janvier, le PJD est monté au créneau, suite à la publication des résultats, en pointant du doigt le ministre qui aurait éliminé les candidats proches du parti islamiste.

 

Le parti de Abdelilah Benkirane n’est en effet pas resté les bras croisés. Son groupe parlementaire à la première Chambre a adressé une question au ministre de l’Education nationale en exigeant des explications quant aux irrégularités qui ont entaché l’opération de nomination des directeurs des académies et des délégués provinciaux.

 

Les parlementaires se demandent ainsi pourquoi l’appel à candidature lancé par le ministère évoque 32 postes à pourvoir alors que 26 délégués seulement ont été sélectionnés. "Qu’advient-il des six autres postes?" Autre question qui reste en suspens: pourquoi le ministère n’a-t-il pas publié les résultats officiels sur son site internet ou sur celui de la Fonction publique, conformément à la loi?  

 

Selon le journal, la formulation de la question parlementaire révèle les craintes du parti du chef du gouvernement, qui ne veut pas être écarté des postes à responsabilité dans un secteur hautement stratégique.

La détérioration de la relation entre le patron de l’Exécutif et Belmokhtar, surtout après le clash du parlement, nourrit les inquiétudes. Benkirane avait en effet critiqué (si ce n'est humilié!) publiquement son ministre quant à sa décision d'enseigner en français certaines matières.