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Elections 2021: au PJD, Ramid, Yatim et Maelainine passent à la trappe

Par Mohamed Younsi le 02/08/2021 à 19h50

Kiosque360. Le PJD vient de communiquer une deuxième liste de ses candidats pour les prochaines élections. La nouvelle liste comprend des ministres en fonction, d’autres démis de leurs fonctions pour mauvaise gestion et des leaders du parti qui veulent rempiler. Voici les profils retenus et ceux écartés.

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Le processus de filtrage des candidats du Parti de la justice et du développement (PJD) pour l’octroi des accréditations pour les prochaines échéances électorales s’est déroulé dans une ambiance tendue pour la première fois dans l’histoire du parti. En effet, dans plusieurs régions, des voix, qui tablaient sur l’accréditation de jeunes militants et de nouvelles compétences, se sont élevées contre ce processus ayant favorisé des ténors du parti et «des figures déjà consommées». Ces jeunes et ces compétences, qui ont milité au sein du parti pour lui permettre de gagner les élections durant deux mandats, ont été écartés, confient des sources au sein de la Lampe au quotidien Al Akhbar qui se penche sur ce sujet dans son édition du mardi 3 août.

 

Cet état de fait, font remarquer les mêmes sources, aura un impact sur le potentiel électoral du parti et ses résultats dans plusieurs circonscriptions où le parti de la Lampe sera privé de ces compétences qui l’ont servi durant deux mandats. La deuxième liste communiquée par le parti ne comprend ni Mustapha Ramid, ministre d’Etat chargé des droits de l’Homme et des relations avec le Parlement, ni El Moukriî Abouzayd, député d’El Jadida, ni Amina Maelainine, députée de Hay Hassani à Casablanca, ni Mohamed Yatim qui était élu à Sidi Bernoussi, à Casablanca.

 

Cette liste indique que les anciens ministres Habib Choubani et Mustapha El Khalfi conduiront les listes de la Lampe respectivement à Midelt et Sidi Bennour. De même, l’ancienne ministre, Bassima El Hakkaoui, défendra les couleurs de la Lampe à Anfa et l’actuel ministre de l’emploi et de l’insertion sociale, Mohamed Amekraz, à Tiznit, en dépit des contestations des militants de la section locale. Parmi les profils qui veulent remplier, figurent le maire de Meknès, Abdellah Bouanou, qui se présentera dans la même circonscription, alors que le maire de Casablanca, Abdelaziz El Omari, sera candidat à Ain Chock.

 

Dans la circonscription de Hay Hassani, Reda Hakim Bennani a remplacé Amina Maelainine ; à Sid Bernoussi, Mohamed Yatim a cédé la place à son adjoint Abdelmajid Ait Laâdila et, à El Jadida, le parti a accrédité Abderrahim Azmi au lieu d’El Moukriî Abouzayd. A Fès, circonscription de Driss El Azami El Idrissi, indiquent les sources du quotidien, le parti n’a pas encore tranché. Le constat est le même à Sala Al Jadida, où la section locale a mis dans l’embarras le secrétariat général en optant pour le choix de l’ancien secrétaire général du parti pour conduire la liste de la Lampe dans cette circonscription.

 

Pour ce qui est des autres candidatures, ajoutent les mêmes sources, on compte celles de Mustapha El Alaoui (Berchid), Rafik Oulbachir (Berkane), Jamal Massoudi (Taza), Said Al Aarabi (Taounante-Tissa), Said Chakir (El Karia-Ghafsaye), Mustapha Belfdile (Boulemane), Driss Meskine (Sefrou), Abdelmajid Mzour (Ben M’sik Sidi Othmane), Mohcine Moufidi (Moulay Rchid), El Fatmi Ramid (Al Fida Mers Sultan), Najib Bekkali (Mohammedia), Mohamed Benjelloul (Benslimane) et Mohamed Bakiri (Agadir-Ida Outanane).