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Mohamed Bouden, politologue, revient sur les engagements socio-économiques que le gouvernement Akhannouch doit respecter et réaliser en 2022.

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En 2022, le gouvernement de Akhannouch est appelé à élever la cadence de ses objectifs, selon un politologue

Par Mohamed Chakir Alaoui et Khalil Essalak le 02/01/2022 à 15h03

Le gouvernement de Aziz Akhannouch, investi le 13 octobre 2021, est lié par plusieurs engagements socio-économiques qu’il doit respecter et réaliser en 2022 pour être en parfaite symbiose avec les attentes des électeurs, a estimé samedi 1er janvier 2022, le politologue Mohamed Bouden, dans un entretien avec Le360.

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S’exprimant au 1er jour de cette année 2022, le président du Centre Atlas d’analyse des indicateurs politiques et institutionnels, a expliqué que l’Exécutif doit sortir de son mutisme sur la nature de plusieurs des engagements qu’il prévoit et ce, à partir du 13 janvier 2022, date qui correspond au 100e jour après avoir obtenu la confiance du Parlement.

 

«On sait que le premier et grand chantier lié à la protection sociale initié par le roi Mohammed VI est dans un état d’avancement positif», a observé Mohamed Bouden. Le nombre de bénéficiaires de cette couverture, via la CNSS et autres organismes, a atteint jusqu’ici un total de onze millions d’adhérents issus de divers corps professionnels. La couverture touchera très prochainement d’autres catégories professionnelles, telles que les agriculteurs, les avocats, les chauffeurs de taxis et de camions, sans oublier d’autres professions libérales.

 

Outre ce chantier qui a été «une priorité» pour le gouvernement et auquel il a consacré «ses premiers 100 jours», le chef du gouvernement et son équipe, selon Mohamed Bouden, doivent s’attaquer en profondeur à d’autres secteurs de l’économie, de l’emploi (mise en œuvre du projet de Younes Sekkouri de 250.000 emplois temporaires en 2 ans, Ndlr), de l’enseignement, de la santé et de l’habitat. «Nous reconnaissons évidemment que l’Exécutif a encore devant lui un délai assez raisonnable pour concrétiser ces projets afin d’être à la hauteur de la confiance placée en lui par les citoyens», admet le politologue.

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Il a, par ailleurs, mis en exergue les bonnes performances que la diplomatie marocaine a réalisée en 2021 sous la conduite du roi Mohammed VI, citant la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara, la coopération avec les pays du Golfe et l’Afrique, ainsi que l’Europe. «Le Maroc a décidé de s’ouvrir sur d’autres blocs, par exemple celui du Visegrad (Hongrie, Pologne, la Tchéquie et la Slovaquie)», a-t-il rappelé.

 

Quant à l’Europe, le politologue a estimé que ce regroupement de 27 pays commence «à comprendre les demandes du Maroc et que la période de la confusion et du brouillard dans le partenariat est terminée».

 

«Le Royaume exige que désormais tout partenariat qui ne reconnaît pas la marocanité du Sahara n’est pas nécessaire, car le Maroc d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier», a conclu le président du Centre Atlas d’analyse des indicateurs politiques et institutionnels.