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Mustapha Bakkoury, président du Directoire de Masen.

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Energie: comment le gouvernement a fait de MASEN un géant

Par Mouna Qacimi le 25/06/2016 à 00h11

Kiosque360. Le Conseil de gouvernement vient de présenter trois nouveaux projets de loi qui élargissent le champ d’action de MASEN aux énergies éolienne et hydraulique, tout en réduisant les prérogatives de l’ONEE et de l’ADEREE.

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C’est une nouvelle ère qui commence pour le secteur des énergies renouvelables! Le Conseil de gouvernement a ouvert sa réunion hebdomadaire, vendredi 24 juin, par la décision d’opérer une totale reconfiguration de la filière des énergies, notamment à travers la réorganisation de ses importants organes. Cette réforme donnera plus de moyens au secteur en opérant un réel changement dans le champ d’action à MASEN (Moroccan agency for solar energy).

 

Cette agence change de nom mais aussi de mission. Elle devient désormais, l’Agence marocaine de l’énergie durable (Moroccan agency for sustainable energy) et voit le champ de ses actions élargi aux énergies éolienne et hydraulique, en plus du solaire. C’est ce que rapporte le quotidien Akhbar Alyaoum, dans son édition de ce week-end des 25 et 26 juin.

 

Bakkoury aux commandes
D’après le journal, lors du Conseil de gouvernement, trois projets de loi ont été présentés concernant le secteur de l’énergie. Ces trois textes retirent à l’ONEE (Office national de l’eau et de l’électricité) et à l’ADEREE (ADEREE énergies renouvelables Maroc efficacité énergétique), plusieurs de leurs prérogatives dans le domaine des énergies renouvelables au bénéfice de MASEN. Ce nouveau géant de l’énergie est présidé par l’ancien secrétaire général du PAM et l’actuel président de la région du Grand Casablanca, Mustapaha Bakkoury.

 

Les trois nouveaux projets de loi concernent les trois entités, à savoir l’ONEE, MASEN et l’ADEREE et viennent ainsi corroborer la volonté royale d’acter une réelle dynamisation du secteur des énergies renouvelables qui devient d’ailleurs une priorité pour le royaume.

 

Il faut rappeler que le Maroc vise aujourd’hui la réduction de sa facture énergétique par le biais d'une réduction drastique de ses importations. Les investissements prévus pour ce secteur à l’horizon 2020 s’élèvent à 200 milliards de dirhams. Le Maroc ambitionne ainsi de respecter l’engagement pris lors de la COP21 à Paris, l’année dernière, de produire 52% de sa capacité électrique en énergie renouvelable d’ici 2030.