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Gouvernance sécuritaire et droits de l'Homme en temps de pandémie: le Maroc, un bon élève

Par Amyne Asmlal le 15/07/2020 à 21h06

Kiosque360. Le Maroc a fait montre d’une gestion exemplaire de l’état d’urgence sanitaire. Les institutions sécuritaires, tous corps confondus, ont allié la dimension sécuritaire à la sensibilisation et la communication, tout en faisant preuve de solidarité sociale.

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La dimension sécuritaire de la gestion de l’état d’urgence sanitaire a montré un nouveau visage du Maroc. Elle est marquée, en effet, par une nouvelle approche des institutions sécuritaires. Les institutions impliquées dans cette opération et présentes sur le terrain, comme la Sûreté nationale, la Gendarmerie, les Forces auxiliaires et les FAR, se sont engagées pleinement et de différentes manières, écrit le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du jeudi 16 juillet. Ces différentes institutions ont ainsi combiné dans leur action la dimension purement sécuritaire et la dimension relative à la communication et à la sensibilisation, ainsi que l’aspect social. Elles sont, dans bien des cas, intervenues en tant que médiatrices dans un certain nombre de situations sociales, poursuit le quotidien qui cite un rapport publié par le Centre d’Etudes en Droits Humains et Démocratie (CEDHD) et le Centre pour la gouvernance du Secteur de la Sécurité de Genève (DCAF).

 

Dans leur rapport, les deux ONG ont pu constater que l’option choisie par le Maroc pour faire face à la pandémie se base essentiellement sur la sécurité humaine comme point de départ dans la gestion de cette crise du Covid-19. Ce choix montre qu’on a, d’un côté, accordé la priorité au droit à la vie et aux moyens pouvant assurer un certain bien-être social, en dépit des capacités limitées du pays et d’un contexte économique mondial très difficile. D’un autre côté, les autorités ont, dans leur gestion du confinement, soumis le traitement des données à caractère personnel aux principes de la légalité dans sa dimension éthique. Il en a été de même, poursuit le rapport, dans la gestion du secteur de la sécurité, qui est juridiquement encadré et contrôlé par les institutions, la justice, ainsi que par les acteurs de la société civile et les médias.

 

Le Maroc, souligne le quotidien en reprenant le rapport des deux ONG, a engagé cette bataille selon une vision basée sur la complémentarité entre les différentes composantes et les départements concernés par cette lutte. Et ce, afin de préserver la santé des personnes et de la société. Diverses mesures ont ainsi été prises dès le début, parmi lesquelles l’élaboration des mesures légales et administratives requises pour l’opérationnalisation de l’état d’urgence sanitaire. Les procédures suivies ont tenu compte des dispositions constitutionnelles avec, bien sûr, l’implication de l’institution législative. 

 

Le Maroc a opté pour une gestion dans la transparence de cette crise, avec une forte implication des citoyens qui se sont montrés d’ailleurs à la hauteur, note le quotidien. Ces derniers se sont ainsi mobilisés aux côtés de l’Etat pour lutter contre la pandémie. Citant le rapport des deux ONG, le quotidien note toutefois une certaine carence au niveau de la gestion juridique de cette crise. C’est d’ailleurs le seul maillon faible de cette chaîne de lutte contre la pandémie, assure Al Ahdath Al Maghribia. Le quotidien n’a pas manqué de mentionner, par ailleurs, la polémique suscitée par l’examen et l’adoption sous réserves, en Conseil du gouvernement, du projet de loi relatif aux réseau sociaux, qui a fait tâche dans toute cette opération. 

 

D’une manière globale, l’importance de la sécurité a été clairement démontrée au cours de cette période difficile, constate le quotidien. D’où, poursuit-il en citant les deux ONG, la nécessité de mettre en place un Conseil supérieur de sécurité, en tant qu’instance constitutionnelle et cadre de concertation sur les stratégies de sécurité intérieure et extérieure du pays, de gestion des situations de crise et d’institutionnalisation des règles de bonne gouvernance sécuritaire.