Habitat: Benabdallah très critique sur les rapports de Jettou | www.le360.ma

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Habitat: Benabdallah très critique sur les rapports de Jettou

Par Mohamed Younsi le 17/11/2015 à 21h43 (mise à jour le 18/11/2015 à 01h44)

Kiosque360. Après avoir essuyé à plusieurs reprises des remarques acerbes de la part de la Cour des comptes, le ministre de l’Habitat et de la politique de la ville riposte et s’en prend à son président et ses rapports qu'il juge tendancieux.

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«Nous saluons les rapports de la Cour des comptes quand il s’agit du contrôle de l’utilisation des deniers publics et la mise à nu des défaillances. Mais parfois, cette institution discute des orientations politiques et de leur efficience. Ce qui n’est pas de ses prerogatives mais celles du gouvernement». C’est l'avis formulé par le ministre de l’Habitat et de la politique de la ville, Nabil Benabdallah, lundi 16 novembre, face aux parlementaires devant la commission de contrôle des finances publiques à la première Chambre.


Et d’ajouter: «La cour des comptes ne prend pas en compte les réponses que nous lui adressons. Et parfois, cette institution ne les publie pas mais émet à la place des jugements de valeur», rapporte le quotidien “Akhbar Al Youm” dans son édition de ce mercredi 18 novembre. Benabdallah a également évoqué la problématique de la relation de son ministère avec le Groupe Al Omrane, affirmant que «la question de la relation du gouvernement avec les entreprises publiques demeure posée».


Dans le registre de lutte contre l’habitat insalubre, le ministre a fait savoir que «270.000 familles ont été recensées en 2004 dans les bidonvilles. Le gouvernement avait débloqué une enveloppe budgétaire de 32 MMDH pour mettre un terme au phénomène. Mais en 2011, il s’est avéré que 100.000 familles ont été ajoutées au lot».


Et de préciser que si le nombre des habitants des bidonvilles ne s’était pas accru, le gouvernement aurait été sur le point d’achever ce programme de lutte contre l’habitat insalubre. En exemple, Benabdallah a cité le cas de Casablanca où l’opération de recasement des bidonvillois devait être terminée en 2012, mais dont le recensement des familles se poursuit encore.


Enfin, poursuit le journal, le ministre a saisi l’occasion pour dénoncer certaines pratiques de quelques parlementaires: «Vous aussi, vous ramenez des dossiers au ministère, en demandant leur inscription sur la liste des bénéficiaires».