Immigration clandestine: L’UE veut construire une base de drones au Maroc | www.le360.ma

ع
Drones

Drones, le nouveau casse-tête des services de sécurité. 

© Copyright : DR

Immigration clandestine: L’UE veut construire une base de drones au Maroc

Par Marouane Hobballah le 25/05/2015 à 21h49 (mise à jour le 25/05/2015 à 22h29)

Kiosque360. Face à l’ampleur atteinte par le phénomène de l’immigration clandestine, l’Union européenne a décidé de se tourner vers le Maroc pour lui demander l’autorisation de construire une base aérienne de drones sur le territoire chérifien.

aA

En réaction aux flux incessants de boat people provenant d’Afrique du Nord, les autorités européennes auraient récemment demandé à leurs homologues marocains l’autorisation de construire une base aérienne entièrement dédiée à des drones. C’est ce que rapportent des sources diplomatiques contactées par Al Massae qui précise, dans son édition du mardi 26 mai, que la demande formulée par l’Union Européenne intervient suite à l’adoption, par les pays du nord de la méditerranée, d’une nouvelle stratégie destinée à limiter l’afflux de migrants sur les côtes européennes.

Le journal ajoute, en s’appuyant sur les mêmes sources, que les Etats européens comptent utiliser ces drones aussi bien pour surveiller les embarcations d’immigrés que pour traquer les go fast transportant des cargaisons de drogue. Trois pays de l’Union européenne, à savoir l’Italie, l’Espagne et la France, sont parmi les plus touchés par ces deux phénomènes. Selon de précédents rapports, le Maroc n’est pas le seul pays à avoir été sollicité par l’UE. Les pays européens auraient de même, en effet, déposé une demande pour la construction de cette base auprès de l’Algérie et de la Tunisie.


Toujours selon les mêmes sources, les trois pays maghrébins seraient réticents à l’idée de l’implantation d’une telle base sur leur territoire. L’Union européenne envisagerait ainsi une nouvelle option, soit une intervention militaire sur les côtes libyennes. Le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Italie auraient déjà donné leur accord à cette intervention qui n’attendrait plus que l’aval du Parlement européen. Une opération militaire qui consisterait donc à détruire les embarcations à la source.