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Insolite: à Casablanca, des «fantômes» votent lors des sessions de la mairie

Par Amyne Asmlal le 24/11/2021 à 21h58 (mise à jour le 25/11/2021 à 04h25)

Kiosque360. D’après les conseillers du PJD, des personnes étrangères au Conseil de la ville de Casablanca auraient assisté aux réunions et même voté. L'autorité de tutelle est invitée à mener une enquête. Cet article est une revue de presse du quotidien Assabah.

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Des étrangers au Conseil de la ville de Casablnca auraient voté à plusieurs reprises lors de sa dernière session. C’est ce qu’affirme le chef du groupe du PJD (opposition) au Conseil. D’après le quotidien Assabah, qui rapporte l’information dans son édition du jeudi 25 novembre, c’est l’ancien numéro deux du Conseil de la ville durant le dernier mandat, Abdessamad Haikar, aujourd’hui chef du groupe islamiste, qui en a fait part à la présidente.

 

Le prenant au mot, Nabila Rmili lui a enjoint de lui fournir la liste des noms de ces personnes qu’il affirme avoir vu voter. Elle a, en effet, demandé au secrétaire du Conseil de recueillir auprès de Haikar les noms des personnes en question. Bien sûr, note le quotidien, la maire nie catégoriquement être au courant de ces faits.

 

D’après le quotidien, qui détient un enregistrement du conseiller Pjidiste, ce dernier a affectivement affirmé avoir vu des personnes étrangères au Conseil de la ville voter, à plusieurs reprises, en commission et lors de la séance plénière pendant des réunions entrant dans le cadre de la session extraordinaire dudit Conseil.

 

Selon d’autres sources interrogées par Assabah, deux personnes auraient participé au vote lors de la plénière et dans les commissions, alors qu’elles ne sont pas membres du Conseil. Il s’agit d’une conseillère de l’arrondissement d’Anfa qui a été vue à plusieurs reprises dans la salle de réunion en train de lever sa main au moment du vote. D'apèrs le quotidien, "elle se serait trompée". Elle aurait tout simplement confondu son mandat de conseillère à l’arrondissement avec celui de représentant au niveau de la ville, étant donné que certains de ses camarades, membres de l’arrondissement, siègent également au Conseil de la ville.

 

Le deuxième cas, poursuit le quotidien, est celui d'un fonctionnaire de la préfecture, militant d’un parti de la majorité et qui, "par militantisme, aurait cru bon d’assister à la session et voter".

 

Cela dit, si numériquement leur vote ne change absolument rien aux décisions prises par le Conseil de la ville, il n’en reste pas moins que c’est un incident inédit qu’il faut prendre au sérieux. L’autorité de tutelle, conclut Assabah, est donc invitée à ouvrir une enquête.

 

Pour rappel, le Conseil de la ville de Casablanca est composé de 131 membres représentant les 16 arrondissements de la métropole. Chaque parti y est représenté par un nombre proportionnel au nombre des sièges remportés dans chaque arrondissement. C’est ainsi que le RNI y occupe 41 sièges, le PAM 26 sièges, l’Istiqlal 23 sièges et le PJD 18 sièges.