Joe Biden, une visite sous haute sécurité | www.le360.ma

Le360 Actualités Maroc

ع
Biden
© Copyright : BRAHIM TAOUGAR - LE360

Joe Biden, une visite sous haute sécurité

Par Fahd Iraqi le 21/11/2014 à 08h45

Quand le numéro 2 de la Maison Blanche fait le déplacement au Maroc, sa sécurité reste contrôlée par ses services spéciaux. Les Marocains sont relégués au simple rôle d’observateur.

aA

L’organisation du Global Entrepreneurship Summit, on le savait, est un cadeau accordé au Maroc. Une manière pour l’Oncle Sam de témoigner au royaume son amitié et sa considération. Mais entre donner un présent au Maroc et lui délivrer carte blanche pour tous les aspects de l’organisation, il y a un océan… Surtout quand un haut dignitaire américain fait le déplacement. C’est ainsi que pour la visite de Joseph Biden, vice-président américain, ce sont les services de sécurité US qui ont pris les choses en main. «Avant même l’atterrissage d’Air Force 2, l’avion du vice-président, un appareil Cargo de l’US Navy avait déjà atterri à l’aéroport de Marrakech pour débarquer les véhicules à bord desquels lui et sa délégation se déplacent. Le même avion a fait également escale à Fès pour y déposer d’autres véhicules américains qui l’ont transporté jusqu’au palais royal où il a été reçu par Mohammed VI, mercredi 19 novembre», nous explique une source proche de l’ambassade américaine.

 

Pour le lieu de résidence du vice-président à Marrakech, là aussi ce sont les services de sécurité américains qui ont décidé de tout. La proposition de la diplomatie marocaine de loger le couple Biden dans une des résidences royales de la ville ocre a été rejetée par les services spéciaux de la Maison Blanche qui ont préféré installer Joe Biden et son épouse au prestigieux hôtel Royal Mansour. Et lors de la séance plénière à laquelle assistait le vice-président américain, les «men in black» de Washington avec leurs badges «white house» étaient là. Ce sont eux qui supervisaient les fouilles des participants à l’entrée du village, sorti de terre pour les besoins du sommet. D’ailleurs, les travaux de la séance plénière ont été retardés d’une heure, chamboulant au passage tout le programme du sommet, pour des raisons sécuritaires dit-on. Une bonne grasse matinée du vice-président américain relève sans doute de la sécurité nationale… Surtout si ça coïncide avec le jour de son anniversaire.