La devise du royaume au coeur de la bataille électorale

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Revue de presseKiosque 360. Réponse du berger à la bergère! Le PJD vient de réagir au refus de l’opposition d’associer le roi dans les luttes partisanes. Il a décidé d’utiliser le slogan «Dieu, la Patrie, le Roi» pour contrer ses adversaires.

Le 08/04/2015 à 08h43

Aziz Rebbah, ministre de l’Equipement, du Transport et de la Logistique, lors d’une rencontre à Kelaat Sraghna, le week-end dernier, a accusé les ennemis de son parti de comploter contre le pays, et de trahir le slogan de la fidélité: «Dieu, la Patrie, le Roi». Cette déclaration a été assimilée par Assabah, qui traite de ce sujet sur sa Une du 8 avril, comme étant un choix de l’escalade pour répondre aux critiques de l’opposition qui ne veut pas que le roi soit mêlé aux campagnes électorales et aux luttes partisanes.

Rebbah persiste et signe en réitérant les propos ayant causé l’ire de l’opposition qui a demandé un arbitrage royal. Le ministre a précisé que le gouvernement Benkirane a subi un chantage en 2013 et aurait dû péricliter, mais il a tenu bon face à ses adversaires. Rebbah a ajouté que son parti mène une guerre contre la corruption qui dispose de fervents défenseurs, aussi bien dans le milieu des affaires, des élus que des barons de la drogue. Le ministre a estimé, écrit Assabah, que le Maroc est devenu un modèle, rappelant que certains futurologues parlent déjà de la place qu’occupera le Royaume dans vingt ans.

Une opposition vaincue ?

Pour sa part, Abdallah Bouanou a jugé que son parti a remporté la victoire face à l’opposition et lui a demandé de se rendre. Magnanime, il a affirmé que le PJD ne veut pas remporter cette victoire par un KO technique, ni aux points et que l’essentiel est de faire gagner le pays et de mettre en oeuvre la nouvelle Constitution. Bouanou a jugé que l’opposition ne sait pas ce qu’elle veut et qu’elle se sent désarmée face au fort soutien du peuple au Chef de gouvernement. Il a dans ce sillage appelé l’opposition à retrousser ses manches, à descendre dans la rue et à écouter les citoyens au lieu de mettre les bâtons dans les roues de l’Exécutif comme ce fut le cas avec le retrait de la Commission de l’Intérieur à la Chambre des députés.

Par Amine Haddadi
Le 08/04/2015 à 08h43