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Saâd Eddine El Othmani, chef du gouvernement. 

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La faillite des fonds d’entraide aux femmes met El Othmani dans l’embarras

Par Mohamed Younsi le 22/01/2020 à 18h21

Kiosque360. Les fonds d’entraide aux femmes, initiés par le gouvernement, n’ont pas eu d’impact sur les catégories vulnérables ciblées. Pis encore, le phénomène de l’exclusion a pris de l’ampleur. Un ratage qui met dans l’embarras le chef du gouvernement.

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A quoi ont servi les fonds d’entraide aux femmes mis en place par le gouvernement de Saâd-Eddine El Othmani? C’est la question soulevée par la conseillère du parti de l’Istiqlal (PI), Khadija Zoumi, à la deuxième Chambre du parlement à l’occasion de la séance mensuelle consacrée à la politique générale du gouvernement. A ce propos, rapporte le quotidien Assabah dans son édition de ce jeudi 23 janvier, la conseillère de la Balance a interpellé le chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani, en s'appuyant sur des statistiques montrant clairement la faillite de ces fonds d’entraide familiale.

 

Ainsi, 88% des femmes, dans le milieu urbain, ne travaillent pas. Ce qui signifie que le chômage et la pauvreté demeurent au féminin, a constaté la conseillère du PI, précisant que la participation de la femme aux activités économiques et dans le monde du travail avait nettement diminué pour passer de 26% en 2008 à 2% actuellement.

 

Un autre chiffre a été évoqué par la conseillère du PI pour souligner, cette fois, l’ampleur de la violence faite aux femmes avant la mise en place de la nouvelle loi. Environ sept millions de femmes ont été victimes, d’une manière ou d’une autre, de la violence, a-t-elle martelé. L’ampleur de ce fléau devrait interpeller tout le monde, d'autant qu’il touche la famille et s’étend aux établissements scolaires, sans parler des espaces publics, a-t-elle fait remarquer.

 

Le code de la famille a également été pointé du doigt par la parlementaire de l’Union générale des travailleurs au Maroc (UGTM), qui chapeaute aussi l’organisation de la femme istiqlalienne. Dans certaines contrées enclavées, on assiste encore au mariage des mineures par le rituel de la Fatiha, ce qui revient à bafouer leurs droits, a-t-elle encore dit. Par ailleurs, poursuit le quotidien, la présidente de l’organisation de la femme istiqlalienne a soulevé le problème de la violence électronique qui fait des ravages et a mis en garde contre toute instrumentalisation idéologique ou politique de la question de la femme et de ses droits.