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Conseil de la ville de Casablanca

Le conseil de la ville de Casablanca.

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La mairie de Casablanca serait-elle devenue une agence immobilière?

Par Hassan Benadad le 30/01/2020 à 19h34

Kiosque360. Le conseil de la ville de Casablanca va consacrer l’ordre du jour de la session de février à des transactions foncières. Les élus devront approuver 27 dossiers relatifs à la vente, l’acquisition, le troc et l’hypothèque de dizaines d’hectares de lots de terrain.

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Le conseil de la ville de Casablanca va consacrer une grande partie de l’ordre du jour de la session de février à des transactions foncières. Les élus devront approuver 27 dossiers d’urbanisme destinés à la vente, l’acquisition, le troc et l’hypothèque de dizaines d’hectares de lots de terrains situés dans les différents arrondissements de la ville. Le bureau du conseil de la ville a inscrit à l’ordre du jour de cette session 70 points dont le tiers est réservé à l’immobilier et le foncier. Un sujet qui a intrigué les conseillers des commissions techniques qui ont accusé les dirigeants de transformer la commune en une agence immobilière.


Du coup, ces élus sont impatients d’entendre les explications du maire sur l’utilité de ces transactions foncières. Des opérations qui seraient, dit-on, nécessaires pour exécuter certains projets, faciliter la procédure de dossiers en suspens et trancher sur d’autres suite à l’insistance des présidents d’arrondissements ou d’autres autorités. La loi organique relative aux communes exige, en effet, que ces opérations soient discutées et approuvées lors des sessions du conseil de la ville.

 

Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du vendredi 31 janvier, que le conseil de la ville devra approuver l’acquisition d’un lot de terrain de 13.527 mètres carrés.  Ce terrain, qui appartient à l’Etat, sera mis à la disposition de l’arrondissement de Moulay Rachid afin de réaliser des équipements sportifs prévus dans le plan d’aménagement. Le conseil devra, par ailleurs, procéder à un troc entre la commune urbaine et les propriétaires des terrains concernés par l’opération d’extension du boulevard Al Qods à Ain Chock. Parmi les autres dossiers fonciers qui seront présentés à l’approbation des élus, on trouve celui d’un terrain appartenant à Barid Al-Maghrib situé sur le boulevard Al Joulane. Ce terrain fera l’objet d’un troc avec la commune qui cèdera, pour sa part, à cette banque une partie d’un bien foncier situé à l'angle du boulevard Al Joualne et du boulevard Mohamed Ziane à Sidi Othmane.

 

Le conseil devra valider, en outre, la valeur de l’assiette foncière (6000 dh/m2) relative aux unités industrielles du boulevard de la grande ceinture dans le quartier des roches noires. Au cours de cette même session, le conseil de la ville devra céder un lot de terrain au ministère des Habous et des affaires islamiques pour la construction d’une mosquée dans l’arrondissement de Mers Sultan. En revanche, les élus devront annuler plusieurs accords approuvés précédemment par le conseil de la ville, notamment celui relatif à le cession d’un lot de terrain à une citoyenne dans l’arrondissement des roches noires.