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Polisario

Des membres armés du Polisario.

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Les détails du plan iranien pour entraîner le Polisario

Par Amyne Asmlal le 02/05/2018 à 22h37

Kiosque360. Suite à l’implication avérée du Hezbollah dans l’armement, la formation et l’encadrement militaire du Polisario, le Maroc a décidé de rompre ses relations avec l’Iran. La presse nationale revient sur les détails de cette affaire.

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Face au danger qui le guettait depuis ses frontières du sud, le Maroc n’a eu d’autre recours que celui de rompre ses relations avec l’Iran. En effet, le Hezbollah chiite libanais, pro-iranien, a servi d’intermédiaire dans l’exécution de ce complot contre le Maroc en armant le Polisario de missiles Sam 9, Sam 11 et Strellas et en le formant aux méthodes de la guérilla, rapporte le quotidien Assabah dans son numéro du jeudi 3 mai.

 

Alors que le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, annonçait que le Maroc avait décidé de rompre ses relations avec l’Iran, le Polisario, affirment des sources citées par le journal, a décidé de se rebeller face au Conseil de sécurité de l’ONU en refusant de se retirer de la zone tampon. Bien plus, précise le journal, le front séparatiste a même construit, à Bir Lahlou, des tunnels où il a entreposé des armes et des équipements militaires. Ses milices se sont, de même, récemment entraînées aux techniques de communication et de manipulation d’engins téléguidés.

 

Assabah ajoute que le Polisario ne s’est pas contenté de refuser d'exécuter les dispositions de la résolution 2414 puisqu'il a aussi menacé, par la voix de l’un de ses dirigeants, de reprendre les armes et, plus encore, de s’attaquer aux intérêts des pays alliés du Maroc, faisant allusion à Paris et Washington.

 

Par ailleurs, Assabah est longuement revenu sur les déclarations faites devant la presse par le ministre des Affaires étrangères, à propos de la rupture des relations entre le Maroc et l’Iran. A ce propos, le ministre a affirmé que le Maroc disposait «de preuves, de données et de dates montrant l’implication d’au moins un membre de l’ambassade d’Iran à Alger dans l’organisation de toutes ces opérations, pendant au moins deux ans». Il a de même insisté, précise le quotidien, sur le fait que cette décision du Maroc avait été prise pour des «considérations purement bilatérales et n'ayant aucun lien avec les développements régionaux ou internationaux», comme le prétend l’Iran. 

 

Le Maroc, poursuit Assabah en citant le ministre, «ne prend jamais ce genre de décision sous influence ou sous pression. Mais, lorsqu’il s’agit de son intégrité territoriale, de sa sécurité nationale, de la sécurité de ses citoyens, il ne peut qu’être ferme et prendre des décisions claires».

 

Le chef du gouvernement, cité par Al Ahdath Al Maghribia, a tenu les mêmes propos. D'autant que, note le quotidien qui cite le ministre des Affaires étrangères, «le Royaume dispose de preuves irréfutables, de noms identifiés et de faits précis qui corroborent cette connivence entre le Polisario et le Hezbollah contre les intérêts supérieurs du Maroc». Le quotidien a également évoqué les réactions des pays arables qui ont confirmé leur soutien au Maroc suite à cette décision.

 

Le quotidien Al Akhbar, quant à lui, rapporte dans leur intégralité les déclarations du ministre des Affaires étrangères. Citant un spécialiste des questions africaines et du Sahara, le journal affirme que les relations entre le Hezbollah et les séparatistes du Polisario sont bien plus denses qu’il n'y paraît. Le parti chiite assure au Polisario un soutien logistique et se charge d’entraîner ses milices à la guérilla urbaine. Le spécialiste évoque également un projet iranien d’expansion du chiisme en Afrique du Nord pour la conversion d'au moins 20% des populations de cette région. La société marocaine étant immunisée contre ce genre d’initiative, l’Iran a décidé de la déstabiliser en armant et en formant les milices du Polisario, par l’intermédiaire du Hezbollah.