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Les indemnités des parlementaires toujours bloquées

Par Fayza Senhaji le 02/12/2016 à 23h27

Kiosque360. Faute de formation de gouvernement, le Trésorier général du royaume, Nourreddine Bensouda, n'a toujours pas reçu d'instructions pour verser leurs indemnités aux parlementaires. Certains ont été privés de leur salaire habituel de fonctionnaire depuis leur élection.

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Les nouveaux parlementaires n’ont pas perçu leurs indemnités. Selon le quotidien Assabah, dans son édition du week-end des 3 et 4 décembre, Noureddine Bensouda, le Trésorier général du royaume a ordonné le non-paiement des indemnités des 395 parlementaires, face à la situation de blocage dans laquelle le paysage politique est bloqué.

 

A défaut d’une majorité, les élus sont techniquement au chômage depuis l’ouverture du Parlement en octobre dernier. Du coup, plusieurs dossiers sont bloqués, comme celui du Projet de Loi de Finances pour l’année 2017. Les sources d’Assabah affirment que Benssouda est dans l’incapacité de verser un seul dirham ni d’autoriser les rappels puisqu’il n’a pas reçu d’instructions dans ce sens de la part du président de la Chambre des représentants.

 

La procédure voudrait que le secrétaire général envoie un courrier au trésorier général comprenant la liste des élus organisés selon les groupes parlementaires. Pour information, le président de la première Chambre est censé percevoir 90.000 DH en cumulant salaire et avantages. Il en est de même pour les membres du Bureau, les présidents des commissions et les présidents des groupes parlementaires.

 

Assabah affirme être entré en contact avec des parlementaires qui ont dû emprunter pour acheter des vêtements ou de nouvelles voitures afin d’être «dignes» de leur nouvelle fonction de parlementaires, avant de se retrouver en difficulté après le blocage des indemnités.

 

Pour leur part, d'autres parlementaires vivent une situation très difficile. En effet, certains d’entre eux se sont vus privés de leurs salaires habituels de fonctionnaires après leur élection, comme l’exige la réglementation en vigueur. Assabah précise que seuls les parlementaires qui travaillent dans le privé ou qui opèrent dans une profession libérale parviennent à s’en sortir.