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Généraux algériens.

Les généraux algériens en conclave.

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L’hystérie des généraux algériens contre le Maroc atteint son point culminant

Par Mohammed Ould Boah le 12/07/2021 à 15h41

Si le président algérien vient d’être qualifié de «fou» par un ancien ministre qui l’avait côtoyé de près, qu’en est-il de la poignée de généraux qui l’ont parachuté à la présidence algérienne en décembre 2019? Leur hystérie à l’égard du Maroc n’a plus de limites.

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Dans le dernier numéro (juillet 2021) de la revue mensuelle de l’armée algérienne, El Djeïch, le complexe du Maroc dont souffrent les dirigeants algériens s’est exacerbé d’une façon maladive. Le Royaume est à nouveau présenté comme un ennemi, qui s’érige en principal obstacle au slogan mort-né de la «l’Algérie nouvelle», que le peuple algérien a massivement rejeté. 

 

Selon El Djeïch, le «climat de sécurité et de stabilité ainsi que l’adhésion du peuple au projet d’édification de la nouvelle Algérie n’est pas du goût de certains agitateurs et revanchards, qui se sont alors attaqués à toutes les réalisations qui ont été faites à ce jour». Ces agitateurs sont qualifiés de «prêtres de chapelle au service d’agendas étrangers qui s’activent contre l’Algérie et son peuple». Aucun pays n’est cité nommément par l’organe, porte-voix de la junte, comme faisant partie de ces «agendas étrangers», à part le Maroc bien sûr. L’inimitié de ce dernier à l’égard de l’Algérie remonterait même à l’époque romaine, quand le Maroc avait assassiné le prétendu Algérien Jugurtha plus d’un siècle avant l’ère chrétienne, selon El Djeïch qui fait semblant d’oublier que l’Algérie a été créée par la France en 1839, date à laquelle les autorités françaises ont baptisé «Algérie» le territoire qu’ils sont conquis et qu’ils n’ont cessé d’élargir, au fils des ans, aux dépens des frontières des pays voisins.

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Cette inimitié marocaine aurait alors fait une pause de 20 siècles, pour se manifester subitement durant la période coloniale, avant de se clore par la Guerre des sables de 1963, marquée par une défaite cuisante de l’armée algérienne, jamais digérée par des généraux qui ont battu en retraite.

Face à ce rappel «historique» insignifiant, l’on est en droit de se demander à quoi riment ces attaques répétées, devenues même une tradition bien établie, auxquelles se livrent les généraux de l’armée algérienne à travers les colonnes de leur porte-voix, et qui ciblent toujours le Maroc comme étant à l’origine de tous les maux de leur pays, en le présentant à chaque fois comme leur ennemi principal?

 

Cette fois-ci, la revue El Djeïch est allée très loin en parlant, même si c’est au conditionnel passé, d’une intervention militaire algérienne au Maroc. «Notre armée aurait pu, par deux fois, intervenir au Maroc, au moins pour soutenir les militaires qui ont failli balayer la couronne marocaine et renverser leur roi lors des tentatives de coups d’Etat de Skhirat, en 1971, et celui du général Oufkir, une année plus tard», y lit-on.

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Cette rage contre le Royaume s’expliquerait par la plus grave crise que traverse l’Algérie depuis 1962. Incapable de faire face à la pénurie d’eau potable, à la propagation du coronavirus, à l’impuissance à s’approvisionner en vaccins anti-Covid-19, à l’inflation qui a enflammé les prix des produits de première nécessité, aux feux qui ravagent les forêts alors que l’armée algérienne n’a pas formé de pilotes de Canadairs, aux manifestations de citoyens qui bloquent les routes pour se faire entendre par un Etat qui a failli, la junte militaire fait diversion en rendant le Royaume responsable de tous les maux qui mettent à nu son impéritie.

 

Tout ce qui peut contrarier le Maroc est applaudi par les généraux. Mettant à profit le «climat de tension entre Rabat et Madrid», la revue militaire algérienne n’hésite pas à parler d’une présumée alliance avec l’Espagne, devenue un «partenaire efficace de l’Algérie dans le processus de résolution de la question sahraouie». Allant plus loin encore dans son délire, El Djeïch annonce que l’Algérie et le Polisario ont procédé à la délimitation des «frontières communes entre les deux pays». En langage de fous, cela signifie que la digue de séparation érigée entre Tindouf et les camps de Lahmada a été renforcée.

Jusqu’où ira la folie des généraux séniles qui dirigent l’Algérie?