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L’Intérieur fait face à une pénurie de cadres supérieurs

Par Amyne Asmlal le 11/09/2019 à 20h48

Kiosque360. Plusieurs cadres du ministère de l’Intérieur seraient appelés à assumer de hautes fonctions au niveau des administrations de l’Etat dans le cadre des changements que connaîtra l’Administration. Pour les remplacer, le ministère éprouve des difficultés, faute de relève.

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Les réserves du ministère de l’Intérieur en cadres supérieurs sont presque épuisées. Ce département éprouve actuellement des difficultés à trouver des cadres qualifiés pour assurer la relève des walis et directeurs à l’administration centrale, appelés à assumer des charges de haut niveau au sein des administrations de l’Etat ou sur le point de prendre leur retraite. Le ministère fait, pour ainsi dire, face à une pénurie de cadres, au moment où les administrations sont appelées à connaître un changement au niveau de leur direction, observe Assabah qui rapporte l’information dans son édition du jeudi 12 septembre.

 

En effet, à l’image du gouvernement qui connaître un grand remaniement, le changement emportera également les hauts responsables de l’Administration, souligne le quotidien. Pour les remplacer, l’Etat compte sur les hauts responsables de l’administration territoriale. Or, d’après le journal, il s’avère que le ministère est aujourd’hui incapable de produire autant de cadres de grande facture qu'avant. En effet, note Assabah, il est de plus en plus difficile de trouver aujourd'hui des agents d’autorité ayant la carrure d’un directeur des services centraux.     

 

Pour appuyer ce constat, le quotidien avance les cas de Khalid Safir, wali directeur des collectivités territoriales, de Samir Mohamed Tazi, wali directeur général du FEC, ou encore du Mohamed Derdouri, wali coordinateur général de l’INDH, pressentis sur le départ pour occuper d’autres postes dans les rangs de l’Etat. Pour ne rien arranger, poursuit le quotidien, certains cadres de l’Intérieur n’ont pu résister au chant des sirènes de l’émigration, notamment vers le Canada. Assabah évoque particulièrement les ingénieurs qui relèvent de la direction des systèmes d’information, dont plusieurs auraient déjà franchi le pas.

 

Ainsi, note le quotidien, le ministère doit revoir le processus de promotion de ses cadres et atténuer les effets de la nomination de cadres venus de l’extérieur aux postes de walis et gouverneurs. C’est que, relève le quotidien, la carrière des cadres formés par le ministère, que ce soit dans l’actuel Institut royal de l’administration territoriale ou de l’ancien institut de perfectionnement des cadres du ministère de l’Intérieur, s’arrête bien plus souvent avant l'accès au poste de directeur central.

 

Les responsables du ministère ont vu venir ce «blocage» posé par le système de promotion en place. Pour y remédier, il a été question d’instaurer un nouveau régime de gestion des carrières et, d’une manière générale, de ressources humaines basé sur le suivi et le contrôle continu de l’action des agents d’autorité. Un nouveau système intégré d’évaluation du rendement des agents d’autorité a donc été mis en place. Il enclenche le passage graduel du ministère d’un modèle de la fonction publique axé sur la gestion des carrières à un autre, tout nouveau, fondé sur la gestion des compétences.