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L'USFP demande à laisser les mosquées en dehors des joutes électoralistes

Par Hassan Benadad le 24/09/2020 à 23h16

Kiosque360. Le chef de l’USFP, Driss Lachgar, a critiqué la manière avec laquelle le gouvernement continue à gérer les élections. Il s’est élevé contre l’exploitation de la religion et l’utilisation de l’argent à des fins électorales tout en réitérant sa demande pour le retour au scrutin uninominal.

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Le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachgar, s’est élevé contre le gouvernement qui, dit-il, continue de gérer les élections de façon traditionnelle, ce qui sert les candidats qui usent de l’argent et ceux qui exploitent la religion (PJD) tout en excluant les vrais militants.

 

Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du vendredi 25 septembre, que le patron des socialistes a demandé au ministre des Affaires islamiques de publier un décret qui interdirait l’exploitation des mosquées, des zaouïas et des mausolées à des fins électorales. Des sources indiquent que Lachgar a mis l’accent sur la nécessité d’interdire l’exploitation de la religion dans le discours politique, qui cherche à établir une discrimination entre les Marocains.

 

Et pour cause, poursuit Lachgar, la logique démocratique veut que les électeurs jugent ceux qui ont géré les affaires locales ou la chose publique à travers les résultats acquis sur le terrain. Le chef de l’USFP, qui, faut-il le rappeler, fait partie de la majorité, a demandé au gouvernement de renforcer le contrôle sur l’utilisation de l’argent pendant les élections. Et Lachgar de réitérer sa demande de revenir au scrutin uninominal afin, dit-il, de rapprocher les électeurs des candidats militants au lieu du système électoral de liste où certains candidats remportent des siège grâce à la chance via un calcul complexe.


Le quotidien Assabah rapporte que le chef du gouvernement Saâd-Eddine El Othamni a échoué à trouver un consensus avec les leaders des partis politiques représentés au Parlement lors d’une deuxième réunion qui s’est tenue mercredi dernier à Rabat. Des sources soulignent que les positions des partis divergent sur plusieurs points concernant les amendements à apporter à la loi électorale. La majorité, excepté le PJD, demande à revenir au scrutin uninominal ou à l’élargir aux communes de plus de 70.000 habitants comme l’a suggéré l’USFP ou à 100.000 habitants comme l’a proposé l’UC. Les dirigeants de l’opposition parlementaire ont, par contre, demandé d’adopter le dénominateur commun tout en prenant en compte les bulletins blancs et nuls.

 

Une méthode qui profite à des listes en concurrence dans une seule circonscription au lieu qu’un seul parti s’accapare 2 ou 3 sièges comme ce fut le cas par le passé avec le PJD. Normal que les dirigeants du parti islamiste militent pour garder le mode de scrutin actuel (Liste) qui lui permettra de remporter les élections s’il est toujours soutenu par ses bases électorales. Outre les divergences sur le mode de scrutin, les partis butent aussi sur le seuil électoral si le scrutin de liste est maintenu. Autant dire que le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, aura du pain sur la planche pour essayer de rapprocher les points de vue des uns et des autres avant de prendre une décision finale.