Maintien de GMT+1: prémisses d'un rétropédalage de l'Exécutif? | www.le360.ma

ع
mohamed benabdelkader

Mohamed Benabdelkader, ministre délégué chargé de la Réforme de l'administration et de la fonction publique.

© Copyright : DR

Maintien de GMT+1: prémisses d'un rétropédalage de l'Exécutif?

Par Mohamed Chakir Alaoui le 13/11/2018 à 15h07 (mise à jour le 13/11/2018 à 15h25)

Le gouvernement est revenu ce mardi sur les raisons du maintien de l'horaire d'été, GMT+1, en assurant que le nouveau régime s'inscrit dans sa "phase expérimentale". Le début de la fin?

aA

Il l'avait déjà déclaré au moment de l'annonce. Il y revient avec encore plus d'insistance. S'exprimant ce mardi lors de la séance des questions orales à la Chambre des conseillers, le ministre en charge de la Réforme de l'administration et de la fonction publique, Mohamed Benabdelkader, se veut plus nuancé que jamais quant au maintien de l'heure d'été toute l'année. "Le nouvel horaire est actuellement dans une phase strictement expérimentale". Il n'est donc pas écrit sur le marbre qu'il sera maintenu coûte que coûte.

 

Une évaluation de ce nouvel horaire sera menée et ses résultats seront rendus publics en mars prochain, assure le ministre. "C'est sur la base de ces résultats, a précisé le ministre socialiste, qu'une décision finale sera prise quant au maintien ou nom du GMT+1".

GMT+1: tout savoir sur l’étude de PwC commandée par le gouvernement

 

Pour Benabdelkader, "le gouvernement n'a pas du tout touché au dahir royal de 1967 fixant officiellement l'heure du Maroc à l'horaire GMT". "Nous allons poursuivre le dialogue à ce propos", assure le ministre. Et de rejeter en bloc les accusations selon lesquelles le nouvel horaire risque d'impacter la paix sociale.  "Le royaume est un Etat fort", a-t-il martelé. 

 

Pour leur part, les conseillers parlementaires des différentes tendances ont demandé la suppression immédiate du nouvel horaire, recommandant le retour à l'heure d'hiver. En attendant, la sortie du ministre sonne d'ores et déjà comme une sérieuse remise en question de GMT+1 et rend très possible la perspective d'un retour sur la décision gouvernementale.