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Les malencontreux incidents jusqu'ici survenus sont essentiellement dus à des mines et à des pièges posés par le "polisario", sans plans, ni repères, a affirmé l'ambassadeur du Maroc en Norvège Lamia Radi.

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Mines antipersonnel: le Polisario et Alger pris en flagrant délit de désinformation

Par Mohamed Chakir Alaoui le 06/04/2021 à 12h58

Après avoir été épinglé par le dernier rapport du Conseil des Droits de l’Homme à Genève et le récent rapport américain sur la «mauvaise» situation des droits de l’Homme en Algérie, le régime vert-kaki, via l’APS, s’attaque au Maroc sur la question des mines antipersonnel. Et tout est faux. Explications.

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Alger et les séparatistes ne reculent devant rien quand il est question d’attaquer le Maroc. Tordre le cou à la réalité est devenu le sport favori de ces deux parties et la très officielle agence de presse APS a évidemment été mise à contribution.

 

A l’occasion de la Journée internationale pour la sensibilisation et l’assistance aux mines anti-personnel, célébrée tous les 4 avril, l’APS s’est ainsi fendue d’une dépêche pour le moins burlesque, faisant écho d’une pseudo-«visioconférence», organisée pour véhiculer des allégations fallacieuses et mensongères sur la question des mines antipersonnel dans le Sahara marocain.

 

N’ayant pas du tout froid aux yeux, l’organe de propagande algérien fait donc grossièrement état de 3.000 victimes présumées des mines anti-personnel, qui auraient été posées par le Maroc au Sahara, tout en avançant ce chiffre, plutôt ingénieux, de 2,2 mines par habitant, un coefficient dont seuls les acolytes polisariens du régime vert-kaki détiennent le secret!

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Ces chiffres, pour rectifier, ne figurent nulle part dans les registres des organismes respectueux et spécialisés qui travaillent sur cette problématique. De surcroît, cette présumée visioconférence, dont la fameuse dépêche ne précise ni la date, ni le lieu, et encore moins les participants (a priori ils n’étaient que quatre, selon nos sources), a tout de même connu la présence du Président du Conseil national des droits de l'Homme, l’honorable Bouzid Lazhari, qui est, selon toute vraisemblance, très myope quand il s'agit d'examiner les mouvements du Hirak, qui secouent depuis des mois l’Algérie. Toutefois, il trouve quand même le temps de défendre la cause imaginaire d’une entité fantoche, afin d'attaquer le Royaume et plaire à ses maîtres, les galonnés du régime.

 

Plus sérieusement, les efforts du Royaume du Maroc en matière de déminage et de lutte anti-mines ne sont plus à démontrer. Les chiffres traduisant ses efforts sont transmis, de manière annuelle et volontariste, à l’Unité d’Appui à la mise en œuvre de la Convention d’Ottawa, sous forme d’un rapport. Il faut enfin préciser que le Maroc est l’unique Etat non-partie à cette Convention, à avoir décidé de prendre cette initiative de manière régulière.

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La vérité et les chiffres sont là et prouvent la bonne volonté du Royaume. A vous d'en juger: au 28 février 2021, le Maroc a ainsi réussi à éliminer la menace sur une superficie de 5.823,41 km², et a neutralisé 96.769 mines, dont 49.343 pour les mines antipersonnel et a procédé à la destruction de 21.092 restant explosifs de guerre (REG).

 

Malgré ces efforts, le Maroc continue de déplorer des victimes d’incidents, essentiellement dus aux mines et engins piégés posés par les mercenaires du Polisario, de manière aléatoire et anarchique, sans plans ni repères. Ainsi, 2.702 victimes, dont 813 décès, ont été enregistrées dans les Provinces du Sud du Maroc depuis 1975, jusqu’à fin février 2021.

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Et pour prévenir et limiter les dégâts de mines, plusieurs actions de sensibilisation de la population ont été entreprises par l’ensemble des intervenants institutionnels: autorités locales, société civile, dont le Croissant Rouge Marocain (CRM), en coordination avec le Comité International de la Croix Rouge (CICR), ainsi que les médias régionaux des provinces de Dakhla et de Laayoune.

 

Ces campagnes de sensibilisation ont ciblé, aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain, toutes les catégories de la population concernées (nomades, usagers de la route, bergers, élèves des établissements scolaires et population des communes rurales).