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Aziz Akhannouch - Nizar Baraka - formation gouvernement

Aziz Akhannouch, président du RNI, et Nizar Baraka (à droite), secrétaire général de l'Istiqlal, à l'issue d'une consultation à propos de la formation du prochain gouvernement, à Rabat, le 13 septembre 2021.

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Nouveau gouvernement: la compétence d'abord

Par Mohamed Younsi le 13/09/2021 à 19h19

Kiosque360. Après le verdict des urnes, les projecteurs sont à présent braqués sur les tractations menées par le chef de gouvernement désigné, Aziz Akhannouch, pour former la future coalition gouvernementale. Voici les scénarios probables pour la mise en place du futur gouvernement, qui sera avant tout basé sur la compétence.

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Le chef de gouvernement désigné et président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, arrivé en tête des élections du 8 septembre, a entamé les consultations pour former la future coalition gouvernementale. Dès le premier jour de la semaine, il a reçu les chefs du Parti authenticité et modernité (PAM), Abdellatif Ouahbi, de l’Istqlal (PI), Nizar Baraka, et de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), Driss Lachgar. Ces consultations se poursuivront en vue de former une majorité gouvernementale sur «la base des programmes des partis concernés», rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du mardi 14 septembre.

 

A ce propos, précisent les sources du quotidien, le chef du gouvernement désigné ne veut pas «perdre de temps», pour permettre aux nouveaux profils de s’habituer aux rouages des départements ministériels et des responsabilités à assumer. Akhannouch, indiquent les mêmes sources, sait pertinemment la valeur du temps perdu, au début de l’exercice de l’Exécutif, dans la mise en place des cabinets, l’exploration des directions régionales et provinciales, ainsi que les dossiers en suspens. Tout ce temps est précieux pour le chef de gouvernement désigné, soulignent les mêmes sources, puisqu’il y a nécessité urgente d’une vision et d’une action communes pour atténuer l’impact de la crise du Covid-19 et relancer le développement du pays.

 

Pour ce faire, le facteur temps se conjugue à la compétence et l’efficience. Ce seront les dénominateurs communs de la future coalition gouvernementale, afin de mener à bien les chantiers lancés et raviver la flamme de l’espoir chez les électeurs ayant voté en faveur du Rassemblement national des indépendants. A ce propos, les sources du quotidien n’écartent pas l’éventualité de renforcer le futur gouvernement par certaines compétences extérieures aux partis politiques composant la coalition gouvernementale.

 

Pour mettre en place le prochain gouvernement, l’universitaire Rachid Lbikr, professeur de droit public à l’Université Chouaib Doukkali d’El Jadida, affirme dans une tribune publiée par le journal que la future coalition gouvernementale devrait être constituée de trois partis politiques, le RNI, le PAM et le PI. Il s’agit du trio arrivé en tête des élections du 8 septembre. Cette option est expliquée par sept critères, a-t-il souligné. Premièrement, il n’y a pas de divergences idéologiques de taille entre les trois formations politiques qui n’ont jamais provoqué de crise politique entre elles. Deuxièmement, ces trois partis politiques restent proches sur l’axe des choix économiques et des approches sociales. Troisièmement, le nombre de sièges remporté par chaque formation ne permet à aucun parti de dominer la coalition gouvernementale. Ce qui renforcera l’hypothèse du consensus. Quatrièmement, le nouveau modèle de développement, qui servira de feuille de route à la future coalition gouvernementale, réduira les divergences qui devraient se limiter à la définition des priorités. Cinquièmement, l’alliance de trois partis permettra la réduction du nombre de portefeuilles, ce qui assurera plus d’efficacité. Sixièmement, le nombre de sièges obtenus par les trois partis leur permettra de mettre en place une majorité gouvernementale homogène. Septièmement, le score électoral du PAM ne l’encourage pas à rejoindre l’opposition. D’autant que le PAM chercherait à participer au gouvernement pour concrétiser les promesses faites à ses électeurs.

 

Enfin, le chercheur universitaire ajoute que la débâcle du Parti de la justice et du développement (PJD) devrait servir d’exemple. «Le peuple ne signe pas de chèque en blanc à quiconque pour ses beaux yeux», conclut-il. Autant dire que les urnes sanctionnent ou récompensent. L’action ou la sanction.