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Hakim Benchemass, président de la Chambre des conseillers.

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Parlement: le début de la fin pour Benchemass?

Par Moncef El Fassi le 14/12/2017 à 20h04

Kiosque360. Le président de la Chambre des conseillers est mis en minorité après une fronde au sein du bureau de ladite chambre. Ses désormais anciens alliés remettent en question sa gestion administrative et financière.

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L’heure de Hakim Benchemass à la tête de la deuxième chambre du Parlement a-t-elle sonné? Ce serait le cas, à en croire un article de Al Akhbar dans son édition de ce vendredi 15 décembre.

 

Le journal dirigé par Rachid Niny affirme que le dirigeant PAMiste a fait le vide autour de lui en diffusant un communiqué, en réponse à des articles de presse, concernant des audits menés par une commission interne au sujet de sa gestion administrative et financière.

 

Al Akhbar, citant un communiqué des membres du bureau de la chambre, en froid avec le président PAMiste, explique que ledit communiqué aurait été transmis aux médias à l’insu du bureau de la chambre.

 

Et il ne s’agit pas de n’importe quels membres dudit bureau puisqu’il est question de la même majorité qui a permis à Hakim Benchemass de siéger à la présidence du «Sénat» marocain: l’Istiqlal, le MP, le PJD, l’UNTM (syndicat pro-PJD), le RNI, la CGEM et l’UC. 

 

Du coup, en conclut Al Akhbar, les jours de Hakim Benchemass à la présidence seraient comptés et sa tête aurait été mise à prix à l’occasion du début de la prochaine année législature (mi-mandat), date à laquelle le président et le bureau sont élus pour le reste de la législature.

 

Mais que reproche-t-on exactement à ce leader du PAM originaire du Rif?

 

Ses détracteurs, affirme Al Akhbar, lui tiennent rigueur de monopoliser le pouvoir de décision, de privilégier ses proches aux dépens des autres formations politiques, et même d’avoir été à l’origine de transactions peu transparentes.

 

Et, pour en avoir le cœur net, ils demandent à ce que la «commission des 13», mise en place en dehors des membres du bureau de la chambre, puisse s’acquitter de sa mission et épluche les finances (dépenses essentiellement) de la deuxième chambre.

 

Ironie de l’histoire, rappelle Al Akhbar, la même revendication a été défendue par Hakim Benchemass au moment où il était chef du groupe PAMiste à la deuxième chambre face à Mohamed Cheikh Biadillah qui présidait la même chambre au nom du PAM.