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PJD: les radicaux préparent un putsch contre El Othmani

Par Hassan Benadad le 05/01/2021 à 20h26

Kiosque360. Des faucons du PJD usent de toutes les manœuvres pour évincer Saâd-Eddine El Othmani de la tête du Secrétariat général et faire tomber le gouvernement. Une politique de la terre brûlée menée par des militants déçus de n’avoir pas été nommés ministres ou hauts responsables.

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Les «frères» du PJD, encouragés par l’aile idéologique du parti (MUR), usent de toutes les manœuvres poue effriter la légitimité partisane en exploitant la reprise des relations entre le Maroc et Israël. Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du mercredi 6 janvier, que les faucons du PJD cherchent à évincer Saâd-Eddine El Othmani de la tête du Secrétariat général du parti, à faire tomber le gouvernement et à provoquer une fissure au sein de l’Etat. Certains membres du Conseil national et autres dirigeants du parti, qui n’ont pas eu la chance d’être ministres ou d’occuper des postes de responsabilité, ont décidé de pratiquer la politique de la terre brûlée. Pour ce faire, ces «putschistes» ont eu recours à l’inépuisable fonds de commerce qu’est la cause palestinienne comme ils avaient fait, auparavant, de la loi-cadre de l’enseignement un business politique. Du coup, ces islamistes radicaux appellent à la réunion du Conseil national pour fin janvier, afin de décider de l’organisation d’un congrès extraordinaire du parti. 

 

Autant dire que ces militants ont ignoré l’appel de leur leader, Abdelilah Benkirane, qui les avait exhortés à ne pas jouer avec le feu: «Ce n’est pas un jeu d'enfants que de faire courir des risques à une institution de l’Etat en faisant pression sur Saâd-Eddine El Othmani pour qu’il présente sa démission et provoquer, ainsi, une crise politique dans notre pays. Il faut garder son calme et faire preuve de retenue en bâtissant l’action politique sur la base de la confiance entre le parti et les institutions de l’Etat. Il faut soutenir Sa Majesté le roi qui avait défendu notre parti et s’était opposé à sa dissolution», avait en effet martelé Benkirane dans une vidéo postée sur son compte Facebook.

 

Le quotidien Assabah rapporte que ces manœuvres sont dirigées par certains faucons du parti parmi lesquels se trouvent ceux qui ont perdu leur portefeuille ministériel ou sont convaincus qu’ils ne sont pas ministrables, voire même candidats aux élections, ainsi que les députés qui se sont retrouvés au chômage après avoir quitté le Parlement. Tout ce petit monde a fait pression sur des membres du Secrétariat général, du Conseil national et des commissions compétentes pour qu’ils discutent du mémorandum sur le congrès extraordinaire. 

 

Un dirigeant du PJD, qui a préféré garder l’anonymat, indique que ces réfractaires essayent de réunir les commissions compétentes, pour la fin de cette semaine, afin de soumettre des recommandations au Conseil national, et ce dans le but de se prononcer sur la tenue d’un congrès extraordinaire. Or, la sagesse veut qu'on n’appelle pas à l’organisation d’un congrès extraordinaire à quelques mois seulement des élections, car cela provoquerait irrémédiablement l’implosion du parti, conclut le dirigeant du PJD.