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Saâd-Eddine El Othmani - Driss Azami - conseil national - PJD

Saâd-Eddine El Othmani et Driss Azami lors de la session du conseil national du PJD, samedi 18 septembre 2021.

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PJD: Saâd-Eddine El Othmani et Driss Azami président une session du conseil national sur fond de débâcle électorale

Par Mohamed Chakir Alaoui le 18/09/2021 à 16h48

Une session extraordinaire du conseil national du PJD, battu sévèrement aux élections du 8 septembre dernier, a eu lieu ce samedi 18 septembre 2021, sur fond de la débâcle électorale et des préparatifs du prochain congrès extraordinaire du parti.

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L'ouverture de cette rencontre, qu'a présidée notamment Saâd-Eddine El Othmani, secrétaire général démissionnaire du PJD, et Driss Azami, président sortant du conseil national, s'est déroulée en présence d'une quarantaine de membres et ce, dans une ambiance morose, les participants affichant des visages crispés.

 

On a noté la présence également d'Amina Mae El Ainine -qui avait été lynchée par ses frères pour avoir enlevé son foulard en 2019 à Paris-, d'Abdellah Bouanou, le député trublion; de Slimane El Omrani, le sage du PJD et de Lahcen Daoudi, le réaliste.

 

Durant deux jours que dure la session de ce conseil national, doit être fixée la date du prochain congrès extraordinaire -que plusieurs membres veulent retarder- et doit examiné un rapport du secrétaire général démissionnaire, Saâd-Eddine El Othmani, sur l'évaluation des élections du 8 septembre.

 

"Ce rapport analytique est dur envers les carences et les failles du parti, ainsi que sur les résultats obtenus", a affirmé un dirigeant du PJD dans une déclaration pour Le360. Dans les rangs du PJD, on estime en outre que le parti islamiste est "dans une nouvelle phase qui requiert rénovation et autocritique à tous les niveaux".

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Selon cette source, certains membres du conseil veulent repousser à plus tard la tenue du congrès extraordinaire du PJD quand la tendance est à "son organisation rapide".

 

Dimanche, les congressistes devront définitivement trancher, avec la possibilité de former un comité de direction du congrès extraordinaire. "Cette assemblée se déroulera dans un contexte exceptionnel marqué par l'important recul du PJD lors des élections du 8 septembre", a-t-on regretté.

 

Le parti de la Lampe n'a, en effet, obtenu que 13 sièges de députés alors qu'il en avait 125 lors de la précédente législature. A la suite de cette cinglante défaite, le bureau politique du PJD a démissionné de ses fonctions.