Le360 Actualités Maroc

ع
Jared Kushner

Jared Kushner.

© Copyright : DR

Plan pour le Moyen-Orient: gendre et conseiller de Trump, Kushner en escale à Rabat

Par Mohamed Chakir Alaoui et Tarik Qattab le 02/08/2019 à 14h08 (mise à jour le 02/08/2019 à 14h14)

Le gendre et conseiller du président américain Donald Trump, Jared Kushner, a effectué une escale furtive à Rabat, hier, jeudi 1er août, et s’est entretenu avec des officiels marocains. Enjeu: relancer le plan US, contesté, pour une solution au conflit israélo-palestinien.

aA

L’administration américaine n’en démord pas et veut à tout prix faire passer «sa» solution au conflit israélo-palestinien. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’escale furtive effectuée par le gendre et conseiller du président Trump, Jared Kushner, au Maroc. Cela a eu lieu hier, jeudi 1er août, à Rabat, où le haut conseiller US s’est entretenu avec des officiels marocains. Pour l’heure, rien n'a filtré du contenu de ces échanges.

 

On retiendra que le responsable américain était sur le chemin du retour de la Jordanie, pays-clef dans la question palestinienne, et d’Egypte, autre acteur majeur au Moyen-Orient. Il s’est entretenu hier, jeudi, au Caire avec le président Abdel Fattah al-Sissi et, la veille à Amman, avec le roi Abdallah II de Jordanie. Sans oublier le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

 

L’escale marocaine coïncidait avec la présence à Rabat, dans le cadre d’un voyage privé, du Cheikh Mohammed Ben Zayed Al Nahyane, dit MBZ, prince héritier d'Abou Dhabi et nouvel homme fort des Emirats arabes unis.

Vidéo. L'étape marocaine du périple de Jared Kushner sous la loupe des experts

 

On rappellera que Kushner a présenté en juin à Bahreïn le volet économique du plan américain, faisant notamment miroiter 50 milliards de dollars d'investissements internationaux dans les Territoires palestiniens, et les pays arabes voisins, sur dix ans.

 

L'aspect politique, au coeur du conflit, n'a toujours pas été dévoilé, notamment concernant l'occupation israélienne, la création d'un Etat palestinien et le droit au retour des réfugiés, chassés par la création d'Israël en 1948 puis par la guerre de 1967, précise l’agence AFP.

 

Les Palestiniens boycottent ce plan américain, accusant l'administration Trump de "parti-pris" en faveur d'Israël.