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Cover Vidéo - ساكنة أكادير تحتفل برأس السنة الأمازيغية 2970
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Pour le salafiste Hassan Kettani, fêter Yennayer est illicite

Par Mohamed Younsi le 13/01/2020 à 20h51

Kiosque360. Après avoir qualifié de «païennes» les festivités du Nouvel An du calendrier grégorien, le salafiste Hassan Kettani revient à la charge pour fustiger la célébration de Yennayer.

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Le salafiste Hassan Kettani persiste et signe. Alors que le peuple marocain, avec ses différentes composantes, célébrait Yennayer et fêtait l’an 2970, tout en demandant à faire de cette journée une fête nationale, chômée et payée, ce cheikh salafiste est monté au créneau sur les réseaux sociaux.

 

Ainsi, après avoir qualifié de «païennes» les festivités du Nouvel An du calendrier grégorien, le salafiste Hassan Kettani revient à la charge pour dénoncer la célébration de Yennayer, rapporte le quotidien Assabah dans son édition de ce mardi 14 janvier. Dans une publication sur les réseaux sociaux, le cheikh salafiste a, en effet, balayé d’un revers de la main toute la culture et l’Histoire pour affirmer que cette fête de Yennayer rappelle le mythe et l’ignorance de l’ère anté-islamique. Et, pour enfoncer le clou et propager ses pensées radicales sur la Toile, il ne s’est pas arrêté à cette seule publication et a lancé des hashtags en appuyant leur contenu par les vidéos d’autres extrémistes algériens qui, de même, qualifient cette fête d’illicite, indiquent les sources du quotidien.

 

Pour Hassan Kettani, cette occasion de Yennayer ne serait qu’une légende inventée et entretenue pour diviser les musulmans, notamment dans le Maghreb. Et, pour faire croire à ceux qui le suivent encore que ses écrits à propos de cette célébration de Yennayer sont fondés, le salafiste, souligne le quotidien, a laissé entendre que cette fête n’avait jamais existé dans l’Histoire du Maroc. Le cheikh salafiste ne reconnaît manifestement pas les fondements riches et diversifiés de la culture marocaine et ne cesse de réitérer ses positions radicales vis-à-vis de la culture amazighe et de la modernité.