Retraite des parlementaires: El Othmani prend le contre-pied de son parti | www.le360.ma

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El Othmani

Saâd-Eddine El Othmani, chef du gouvernement. 

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Retraite des parlementaires: El Othmani prend le contre-pied de son parti

Par Moncef El Fassi le 26/02/2018 à 00h29

Kiosque360. Le chef du gouvernement prend le contre-pied du groupe parlementaire de son parti et se prononce pour une retraite des élus en fonction des législatures. Explications.

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La réforme des retraites des parlementaires fait plus que jamais parler d’elle, puisque le chef du gouvernement s’en mêle. Ainsi, El Othmani serait intervenu pour appuyer une retraite des parlementaires ayant atteint l’âge de 65 ans, rapporte Al Massae dans son numéro de ce lundi 26 février.

Et le quotidien d'ajouter que Saâd-Eddine El Othmani prend, ce faisant, le contre-pied de son propre parti dont les élus ont purement et simplement appelé à la liquidation du système de retraite des élus.

 

Selon le journal, le chef du gouvernement et secrétaire général du PJD aurait proposé une contribution graduelle des élus et de l’Exécutif à cette caisse de retraite en faillite. Ainsi, chaque élu aura droit à 800 dirhams par année législative au lieu de 1.000.

Par ailleurs, deux années législatives coûteront désormais 700 dirhams aux contribuables, qui participeront à hauteur de 500 dirhams pour trois années législatives et de 400 dirhams au-delà de quatre années.

 

Rappelons que la retraite des parlementaires suscite un vif débat depuis plusieurs mois.

Les partis, majorité et opposition confondues, ont appelé à sauver ce régime en banqueroute que le PJD voulait tout simplement supprimer. Et ce n’est pas par quelque souci de préserver les deniers publics. D'ailleurs, selon des sources parlementaires, les islamistes seraient les moins affectés par une liquidation du régime de retraite des parlementaires, la plupart de leurs élus ayant été reconduits pour plusieurs mandats.

 

Le quotidien souligne que Habib El Malki, président USFP de la Chambre des représentants, a récemment affirmé à la presse qu’il refusait que l'on parle de «rente» à propos des retraites et des indemnités des élus.