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Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

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Sahara: Ban Ki-moon était présent au déjeuner informel sans son staff

Par M'Hamed Hamrouch le 22/03/2016 à 16h47

Le secrétaire général de l’ONU s’est pour une fois privé de la présence de son staff au déjeuner informel offert mensuellement au siège du Conseil de sécurité aux ambassadeurs des pays membres du CS. Ban Ki-moon a-t-il décidé de s’affranchir de l’emprise de ses proches collaborateurs ?

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Une absence bien relevée par les journalistes-résidents accrédités auprès des Nations unies. A sa sortie du «Turkish Lounge», salle des Nations Unies où a eu lieu le déjeuner informel hier lundi 21 mars, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a été interpellé par un journaliste du site Innercitypress au sujet de sa crise avec le Maroc et le sort de la Minurso.

 

La réponse de Ban Ki-moon a été aussi laconique que significative. «We had a good meeting in the Security council today» (Nous avons eu un bon meeting aujourd’hui au Conseil de sécurité), s’est-il contenté de dire.



Or, que voulait dire le SG de l’ONU par le pronom «Nous»? Etait-il en présence de ses collaborateurs, comme il a l’habitude de le faire, s’interroge le journaliste? Une question à laquelle a répondu, hier lundi au soir, lors de son point de presse quotidien, le porte-parole du SG de l’ONU, Farhan Haq d’une manière tranchante; «there was no secretariat staff involved, including interpreters» (le staff du secrétariat n’a pas été impliqué, y compris les interprètes). La non présence du staff de M. Ban au déjeuner a été donc confirmée par le porte-parole du SG.



Cette «non-implication» sous-tend-elle une volonté de la part de Ban K-moon de s’affranchir de l’emprise de ses proches collaborateurs? Le SG de l’ONU, qui a fait récemment un aveu d’ignorance sur la question saharienne, en affirmant «ne pas maîtriser le dossier» et s’en remettre à l’expertise de ses collaborateurs, a-t-il voulu écouter les uns et les autres, sans le commentaire de ses assistants? Commence-t-il à réaliser qu’il a, finalement, été induit en erreur par ses collaborateurs, soupçonnés de l’avoir manipulé sur le dossier en lui fournissant des données erronées qui l’ont amené à utiliser le terme «occupation» pour qualifier le recouvrement par le Maroc de son intégrité territoriale?

 

Autant de questions qui pourraient laisser croire que M. Ban a décidé, enfin, de commencer à comprendre par lui-même les dessous du dossier du Sahara. Ce qui est déjà un grand pas pour se rendre à l’évidence des erreurs à répétition qu’il a commises lors de son dernier déplacement aux camps de Tindouf en Algérie.