Sahara marocain: de plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer l'expulsion de la fantomatique "rasd" de l’UA | www.le360.ma

Le360 Actualités Maroc

ع
Union africaine

Siège de l'Union africaine, à Addis-Abeba, capitale de l'Ethiopie.

© Copyright : DR

Sahara marocain: de plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer l'expulsion de la fantomatique "rasd" de l’UA

Par Mohamed Chakir Alaoui le 29/07/2021 à 19h12

En Afrique, les appels à l’exclusion de la fantomatique "rasd" de l’Union africaine sont de plus en plus nombreux, le dernier en date étant celui de l'ancien ministre libérien des Affaires étrangères, Gbehzohngar Milton Findley.

aA

Lors d'un séminaire tenu à Accra, capitale du Ghana, l'ancien chef de la diplomatie du Libéria a souligné devant ses pairs africains la nécessité "d'exclure la fantomatique 'rasd', une entité non étatique" de l’Union africaine.

 

Selon lui, l'admission de la rasd a eu lieu dans "un contexte particulier, à une époque où le continent était en proie à différents courants idéologiques, aujourd'hui obsolètes". Cet état de fait a été reconnu en 2016, lors du sommet de Kigali (Rwanda) quand, en réaction à un message du roi Mohammed VI, 28 Etats africains ont présenté une motion commune réclamant l'exclusion de la "rasd" des instances de l'UA.

Union africaine: l’adhésion de la «rasd», une "anomalie historique" que l'UA doit corriger 

 

Milton Findley a rappelé cet évènement lors de ce séminaire organisé mardi dernier, 27 juillet 2021, sous le thème "L'impératif de la relance économique: comment la résolution de la question du Sahara peut-elle renforcer l'intégration régionale et continentale de l’Afrique".

 

Pour cet ancien diplomate, l’UA devrait corriger son "héritage encombrant, en établissant sa neutralité sur la question du Sahara, et en participant activement au règlement de ce différend, dans le cadre du processus de l'ONU".

 

Le séminaire a rassemblé plusieurs personnalités africaines, notamment des décideurs politiques, des experts, des universitaires, des chefs d'entreprise, des représentants de groupes de réflexion et de la société civile de Gambie, du Ghana, du Liberia, du Nigéria et du Sénégal.