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Nasser Bourita - Staffan de Mistura

Nasser Bourita recevant à Rabat l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara marocain, Staffan de Mistura.

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Sahara: voici ce qu'il faut retenir de la première tournée régionale de De Mistura

Par Mohamed Deychillaoui le 20/01/2022 à 23h23

Kiosque360. L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU au Sahara, Staffan de Mistura, vient de terminer sa première tournée dans la région. Il aura sûrement fait comprendre à ses interlocuteurs, surtout algériens, que les tables rondes quadripartites seront incontournables, rapporte Al Ahdath dont est tirée cette revue de presse.

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Malgré les menaces de l’Algérie de se retirer du processus onusien au Sahara, après avoir été désignée par le Conseil de sécurité et par les Etats-Unis d’Amérique comme principale partie prenante au conflit créé autour du Sahara, l’Envoyé spécial de l’ONU au Sahara a pu se rendre dans ce pays à deux reprises lors de sa récente tournée dans la région, rapporte le quotidien Al Ahdath du vendredi 21 janvier.

 

Après une première escale au Maroc, qui est clairement en phase avec les décisions du Conseil de sécurité et particulièrement sa résolution 2602 qui constitue une feuille de route pour De Mistura, ce dernier s’est rendu le weekend suivant dans les camps de Lahmada, où il rencontré un Polisario aux abois, et qui n’a pu lui servir que des positions propagandistes à l’envi, mais surtout contradictoires et éculées: indépendance, référendum et refus de revenir au cessez-le-feu de 1991.

 

Son crochet par Nouakchott a permis à Staffan de Mistura, ajoute Al Ahdath, de mesurer la neutralité positive de la Mauritanie dans ce conflit qui l’impacte, neutralité qui n’a d’égal que son désir sincère de voir la page de ce différend qui n’a que trop duré se refermer rapidement.

 

Enfin, l’Algérie, après avoir longtemps laissé entendre qu’elle n’est pas concernée par la nouvelle mission de Staffan de Mistura, qui doit selon elle se limiter au Maroc et à Tindouf, a finalement été contrainte de le recevoir.

 

Pour se sortir de cette mauvaise passe, la propagande algérienne, explique Al Ahdath, a laissé entendre que du moment que l’Algérie a été la dernière étape de l’envoyé onusien, cela signifierait que le Conseil de sécurité la considère désormais comme non concernée par le conflit du Sahara. Et cela après avoir fait écrire à l’agence espagnole «EFE» une fausse information selon laquelle De Mistura ne se rendra pas en Algérie, mais seulement au Maroc et dans les camps de Lahmada. Une propagande algérienne finalement démentie par «EFE» qui, citant des sources onusiennes, a bien parlé d’une «visite du 12 au 19 chez les quatre parties concernées par le conflit du Sahara».

 

Finalement en recevant De Mistura, les diplomates algériens sont retombés dans leurs propres contradictions. Ils se sont érigés en donneurs de leçons à l’envoyé spécial  de l’ONU au Sahara en exigeant rien moins qu’un référendum, tout en lui suggérant de limiter les négociations à deux parties seulement et d’en exclure l’Algérie et la Mauritanie.

 

Or, conclut Al Ahdath, lors de son dernier rapport sur le Sahara, adressé au Conseil de sécurité de l’ONU en octobre dernier, Antonio Guterres avait clairement précisé qu’il demandera à son envoyé spécial au Sahara de chercher un solution politique à ce «conflit régional», dont les quatre parties concernées sont identifiées nommément au paragraphe 4 de la dernière résolution du Conseil de sécurité.


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