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 Ramtane Lamamra, le plus marocophobe des diplomates algériens.

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Sommet «5+5»: Pourquoi le ministre algérien Lamamra ne vient pas à Tanger

Par Ziad Alami le 05/10/2015 à 08h09 (mise à jour le 05/10/2015 à 09h32)

L’Algérie sera représentée uniquement par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères au sommet du Groupe «5+5», dont l’ouverture est prévue ce lundi 5 octobre à Tanger. Le diplomate en chef, Ramtane Lamamra, rejoue aux abonnés absents! Décryptage.

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Le 3 octobre courant, Le360 révélait en sa Une que le ministre algérien des Affaires étrangères ne prendra pas part au sommet des pays du Groupe 5+5, prévu les 5 et 6 octobre à Tanger. L’information vient d'être confirmée ce dimanche par le porte-parole du département des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Cherif.

 

«L’Algérie sera représentée par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères», Abdelhamid Senouci Brixi, a certifié le porte-parole du département Lamamra, sans toutefois préciser les raisons de ce boycott.

 

Une chose reste pourtant sûre : le ministre Ramtane Lamamra est habitué à jouer aux abonnés absents quand il s'agit de participer à des rendez-vous régionaux ou internationaux, organisés au Maroc. Souvenez-vous : en novembre 2013, le chef de la diplomatie algérienne avait boudé une réunion de haut niveau sur la sécurité des frontières, organisée à Rabat.

 

Paraît-il, il y aurait à cela une «raison». Selon des sources diplomatiques algériennes, cela serait dû à «l’incident du drapeau algérien, arraché le 1er novembre 2013 du Consulat d’Algérie à Casablanca». L’auteur de cet incident avait bel et bien été déféré devant la justice marocaine et condamné à une lourde amende. Mais cela n’a pas calmé les ardeurs d’Alger, qui a revendiqué un «droit de regard» sur l’enquête menée par la justice marocaine qui -faut-il le préciser ?- est indépendante et souveraine.

 

Alger ne l'a pourtant pas vu de cet oeil. Elle devait se convaincre qu'elle ne peut en aucun cas se permettre de s'ingérer dans le travail de la justice marocaine, comme dans toutes les affaires intérieures du royaume.

 

Autrement dit, Alger ne peut se permettre de demander à un autre pays d'appliquer ce qu’elle refuse de s'appliquer à elle-même.

 

Quant à la présence, ou plutôt l’absence du ministre Lamamra au Maroc, bien des réunions d’envergure régionale ou internationale ont eu lieu sans lui. La raison non déclarée de ce boycott n’est pas tant cet «incident» du drapeau algérien que cette légendaire animosité algérienne à l’encontre de tout ce qui est marocain.

 

Cela étant, que peut-on dire à ce très chatouilleux monsieur Lamamra ? Dommage que vous ayez raté l'occasion de venir à Tanger, cela vous aura au moins été utile pour vous rafraîchir ... la mémoire. C'est à Tanger, n'est-ce pas, qu'est né en ce mémorable avril 1958, le "Gouvernement provisoire de la République algérienne" (GPRA) ?

 

Voilà, c'est dit. Cela s'appelle la Conférence de Tanger. Le déni de l'histoire, pour ne pas dire le mépris, est-il une "spécialité" algérienne ?