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Tindouf

Les camps de Tindouf.

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Tindouf: une ONG espagnole dénonce des violations des droits de l’homme

Par Hassan Benadad le 22/09/2022 à 21h31

Kiosque360. Une ONG espagnole dénonce des violations des droits de l’homme dans les camps de Tindouf où les séquestrés sont privés de leur nom, de leur nationalité, de leurs libertés et des systèmes de santé et d’enseignement. Cet article est une revue de presse du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

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Le collectif espagnol «la liberté est leur droit» a dénoncé les graves violations des droits de la population dans les camps de Tindouf, appelant l’ONU à intervenir d’urgence pour mettre fin aux souffrances des séquestrés.

 

Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte, dans son édition du vendredi 23 septembre, que la direction de cette ONG, qui défend les droits de l’homme dans les camps de Tindouf en Algérie, intervenait dans le cadre de la 51e session du conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève. Au cours d’une conférence tenue mardi au club suisse de la presse, les responsables du collectif, Elisa Pavón et Bienvenida Campillo ont, sur la base de leurs expériences, démontré «comment les camps de Tindouf sont devenus la plus grande prison à découvert dans le monde sous la répression du Polisario et avec la bénédiction de l’Algérie».

 

Les deux militantes des droits de l’homme ont souligné que cette population aspire à s’échapper des camps pour cesser de vivre dans la misère, sans liberté ni droits, et dans des conditions climatiques rudes sous le joug d’un régime de terreur. S’appuyant sur des projections photographiques, les deux intervenantes ont relaté les conditions de vie en révélant que «le Polisario viole les droits de la population à avoir un nom et une nationalité, à jouir des systèmes de santé et d’enseignement, à bénéficier de la liberté d’expression et d’opinion ainsi que de la protection contre la pauvreté».

 

Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia souligne que le collectif a constaté que le Polisario exerce son autorité sur la population via la loi du silence similaire à celle de la mafia sicilienne. C’est ainsi, ajoute l’ONG espagnole, que les témoins et les victimes préfèrent garder le silence par crainte des représailles de la part des bourreaux du Polisario.

 

Ce qui n’étonne personne quand on sait que les deux militantes, Elisa Pavón et Bienvenida Campillo, ont été, elles-mêmes, victimes de menaces, de diffamation et de différentes formes d’intimidation de la part du Polisario et de son entourage. «Nous avons eu le courage de briser le silence et d’œuvrer pour les droits d’une population qui vit dans une société où sévit la peur et la haine et où les camps ont été transformés, par les trafics illicites, en un espace de disparités et d’insécurité», concluent les deux militantes.