Un avocat excommunié par un imam proche du PJD

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Revue de presseKiosque360. Un alem proche du PJD vient d'excommunier un avocat de Chefchaouen qui a osé critiquer Choubani, président du Conseil régional de Draa-Tafilalet et membre du secrétariat général du PJD, actuellement au centre d'une tourmente.

Le 29/06/2016 à 13h46

L'auteur de la menace s'est fait connaître en adressant, sur le compte Facebook de l'avocat, un message l'informant de son "excommunication de la religion de Mohammed". Le message était accompagné de "la photo d'un prédicateur, sur fond d'une banderole annonçant une manifestation du Conseil régional des oulémas de Tanger", rapporte Al Ahdhat Al Maghribia dans sa version de ce mercredi 29 juin.

La victime, un acteur associatif connu dans la région de Chefchaoun, affirme n'avoir jamais rencontré l'acteur de cette surprenante fatwa. Le journal nous apprend aussi avoir tenté, en vain, de contacter le prédicateur qui cible les intellectuels et les militants associatifs de la région, précise le quotidien. "Nous n'avons reçu aucune réponse à notre demande", souligne Al Ahdhat Al Maghribia.

L'avocat affirme avoir récemment critiqué El Habib Choubani dans l'affaire des sept "4X4", "un achat contesté sur le plan juridique, ce qui n'a pas plu à mon détracteur". D'après cet avocat, l'adepte du takfirisme est originaire de "Fifi", une région relevant de la préfecture de Chefchaouen, et est un inconditionnel du PJD et du Mouvement réforme et unicité (MUR), bras religieux du parti de la lampe. Cet alem, selon le journal, livre "régulièrement des commentaires radicaux et dangeureux pour s'attaquer à tous ceux qui s'opposent au PJD."

Il assiste, en outre, aux diverses "activités tenues par le ministère de tutelle". Il prend aussi des positions hostiles à l'encontre du président USFPiste de la commune rurale de Fifi. "Résistez et combattez cet homme", a récemment écrit l'ouléma dans un texte vivant le responsable régional de l'USFP, ajoute Al Ahdath Al Maghribia.

A rappeler qu'El Habib Choubani a dénoncé les "manipulations politiques" et les allégations mensongères colportées à son encontre pour porter atteinte à sa personne et au PJD, à la veille des élections législatives.

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 29/06/2016 à 13h46