Un rapport britannique évoque le rôle prédominant des Marocaines de Daech

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Revue de presseKiosque360. Dans un rapport édité récemment à Londres, l’Institut britannique pour le dialogue stratégique (IFSD) met en exergue le rôle prédominant des Marocaines du présumé «Etat islamique» en Irak et en Syrie et se demande si ces femmes converties au jihadisme seront promues au rang d’«émirs».

Le 03/06/2015 à 22h55

Les Marocains de Daech font beaucoup parler d’eux à l’international. Avec 2500 combattants, ils arrivent en troisième position après les Russes (2700) et les Saoudiens (3000). Tenaces au combat, ils occupent les postes clefs au haut commandement du présumé «Etat islamique» en Irak et en Surie… Par contre, on en sait bien peu sur les Marocaines embrigadées dans les rangs du soi-disant «Califat» d’Abou Bakr Al-Baghdadi. Un institut britannique, l'Institute for strategic Dialogue (ISD), s’y est cependant interéssé.

Ainsi, dans un rapport diffusé à Londres sous le titre «Le phénomène de Daech, côté hommes et femmes» et relayé par Akhbar Al Yaoum, dans son édition de ce jeudi 4 juin, le think tank britannique fait un focus sur le rôle clef joué par les Marocaines du soi-disant «califat» d’Abou Bakr Al-Baghdadi. Parmi elles, Oum Aïcha, présentée comme l’une des plus célèbres des femmes jihadistes. L’ONG britannique revient sur les péripéties de cette femme, son odyssée pour rallier la nébuleuse terroriste de Daech en Syrie, via la Turquie, avant de convoler en justes noces et sous les obus avec un combattant étranger. Le rapport décrit avec minutie la passion que ce combattant, dont la nationalité n’a pas été révélée, vouait à Oum Aïcha, avec qui il aura une fille. Le jihadiste aura été jusqu'à rédiger un testament où il recommande à sa femme de ne pas rentrer au Maroc au cas où il serait tué et d'épouser un homme qu'il a pris soin de choisir pour elle.Autre Marocaine à polariser l’attention de l’Institut britannique: Oum Oubaïda, «une jihadiste, mariée à un combattant de Daech et dont l’impact sur ses consoeurs jihadistes, notamment celles venues d’autres horizons du monde arabe, est inédit», relève l’ISD.

Selon un autre rapport de l’Institut britannique intitulé «les femmes de Daech peuvent-elles devenirs émirs ?», une autre femme occuperait les devants de la scène au sein de l’«EI» : Chams, une femme d’origine Indonésienne et mariée à un combattant marocain de Daech. Akhbar Al Yaoum, qui affirme détenir un exemplaire de ce rapport, indique que cette jihadiste est polyglotte, maîtrise parfaitement la langue de Shakespeare et est connue et reconnue au sein de «l’EI» comme un «geek» maniant l’internet comme son porte-monnaie, au point d'être devenue une célébrité sur les réseaux sociaux.

Seul chaînon manquant: le cas de Fatiha Mejjati, épouse de Karim Mejjati, membre d'Al-Qaïda tombé en Arabie Saoudite en avril 2005. Véritable icône du jihadisme féminin, elle a fait allégeance au "calife" Abou Bakr Al-Baghdadi en juillet 2014 sur... Twitter! C'était juste avant de plier bagage pour se rendre en Syrie.

Par Ziad Alami
Le 03/06/2015 à 22h55