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Abdellah Bouanou maire PJD de Meknès - Driss Azami El Idrissi, maire PJD de Fès

Driss Azami El Idrissi (à gauche) et Abdellah Bouanou, respectivement maires PJD de Fès et Meknès. 

© Copyright : Le360 (photomontage)

Vidéos. Sale temps pour les islamistes: après El Othmani à Rabat, Bouanou et Azami hués à Meknès et à Fès

Par Majda Benthami le 05/09/2021 à 17h06

Un affreux week-end, que celui que viennent de vivre les candidats les plus en vue du PJD pour les scrutin du 8 septembre. Saâd-Eddine El Othmani a été chahuté à Rabat, Mustapha El Khalfi à Sidi Bennour. Azami et Bouanou, respectivement maires de Fès et de Meknès, ont eux aussi eu leur part de la colère des habitants. Explications.

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C'est vraiment un week-end à oublier pour les candidats du PJD et surtout les plus en vue d’entre eux, engagés dans la course électorale dans les grandes villes.

 

À Meknès, de jeunes citoyens ont pris à partie Abdellah Bouanou, député-maire islamiste de la capitale ismaélienne. Cerné de toutes parts, Abdellah Bouanou a perdu son calme et le ton est monté, avant qu’il ne s'est précipitamment décidé à regagner sa berline pour s’y réfugier. Il a écopé de la part de ses détracteurs d’un «dégage!» sans appel, prononcé dans le pur dialecte marocain, celui qu’on utilise sans prendre de pincettes.

 

 

 

A Fès, c’est l’ancien ministre du Budget et actuel maire de la capitale spirituelle qui se souviendra longtemps de l’accueil qui lui a été réservé par les habitants de la vieille médina.

 

 

 

«Où est-ce que tu étais passé pendant cinq années?», l’ont interpellé des citoyens, qui lui ont demandé de dégager à son tour. 

 

Certains jeunes de la vieille médina n’ont pas non plus apprécié que Driss Azami El Idrissi débarque parmi eux, dans leur quartier, entouré de gros bras, des «baltajis», ont-ils dénoncé.