Casablanca: elle transforme son café en maison close et en «All inclusive» | www.le360.ma

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Femme cigarette prostitution dessin
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Casablanca: elle transforme son café en maison close et en «All inclusive»

Par Khalil Ibrahimi le 07/10/2019 à 20h40

Kiosque360. Un scandale a éclaté dans le quartier Moulay Rachid de Casablanca. Une femme, trafiquante de psychotropes à ses heures perdues, a aménagé une chambre au sein de son café et l’a réservée à la prostitution.

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Vous êtes certainement nombreux à avoir entendu parler des vitrines bruxelloises et amstellodamoises, où certaines filles de joie s’affichent et proposent leurs services pour quelques euros. Figurez-vous que ce genre de pratiques existe également au Maroc, et plus précisément dans le quartier Moulay Rachid de Casablanca. Ici, les prostitués ne s’exhibent pas derrière des vitrines, mais sont sagement assises dans un café à attendre leurs clients, nous apprend le quotidien arabophone Assabah dans son édition de ce mardi 8 octobre 2019.  

 

À en croire la publication casablancaise, une femme a transformé son café en maison close. Elle y a aménagé une chambre dans le sous-sol pour la louer aux prostituées, mais également aux clients qui veulent s’adonner au plaisir de la chair. La propriétaire des lieux ne s’est pas arrêtée là, puisqu'elle propose également des capotes et des pilules contraceptives à sa clientèle. 

 

Ledit café est devenu l'une des destinations les plus fréquentées du quartier, ce qui a attiré les soupçons des services de l’ordre. Ces derniers ont donc effectué une descente, vendredi 4 octobre, et arrêté 20 personnes, hommes et femmes, ainsi que la propriétaire et la serveuse, pour les transporter au siège de la police judiciaire de Moulay Rachid et les placer en garde à vue.  

 

Les interpellés, qui avaient en leur possession des comprimés psychotropes et du cannabis, ont avoué les avoir achetés auprès de la serveuse, dealeuse à ses heures perdues.

 

Toujours selon Assabah, la propriétaire du café a commencé par nier son implication dans le trafic de drogue, mettant tout sur le dos de son employée. Elle a également expliqué que les préservatifs et les pilules appartenaient aux clients. Mais elle a tout avoué quand les services de police l’ont confrontée à la serveuse et aux personnes arrêtées. 

 

Les mis en cause ont été déférés, dimanche 6 octobre, devant le procureur du roi près le tribunal pénal de première instance de Ain Sebaâ. Ils seront poursuivis pour proxénétisme, prostitution et trafic de stupéfiants.