Chefchaouen: "Un tableau de Chagall"

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Le Maroc fascine, décidément, la presse étrangère, en cette période de fêtes. C'est aujourd'hui au tour de la belle ville azurée de Chefchaouen de voir sa beauté louée par le New York Times.

Le 01/01/2015 à 21h45

Chefchaouen, nichée au creux des montagnes du Rif et cerclée de collines verdoyantes. Sa casbah du 18ème siècle repliée sur une cour illuminée et la foule, éclectique, qui danse, en ce soir de printemps, sur les rythmes d’«un groupe gypsy-punk français, Basta Paï Paï, dont les membres, coiffés de hauts de forme et vêtus de smokings noirs ornés de diaboliques nageoires rouges», incendiait la scène. Ses murs céruléens où l’azur a pleuré tous les bleus du monde, ses ruelles torsadées qui montent vers les murailles ocre de la ville fortifiée, «outrageusement pittoresque», imperméable au temps qui jamais n’a pu avoir raison de ses charmes.

Un tableau de Chagall…Entrer dans Chefchaouen, «c’est comme entrer dans un tableau de Chagall», peut-on ainsi lire dans le New York Times qui souligne que cette ville du Nord, édifiée au 15ème siècle pour se faire le foyer de populations musulmane et juive qui vivaient là ensemble, a conservé toute son authenticité malgré la fascination qu’elle exerce sur les touristes, notamment européens, de plus en plus nombreux à s’y rendre. Il y a, bien sûr, rapportent les journalistes, les jeunes hippies qui viennent là pour le haschich. Ils s’en verront eux-mêmes proposer, dès leur arrivée à Chefchaouen, mais, ajouteront-ils, les marchands de paradis artificiels n’insisteront pas, et passeront tranquillement leur chemin pour les laisser découvrir la médina drapée dans des airs de mille et une nuits avec ses sacs en cuir pigmenté, ses volets bleutés, ses oranges fraîches pressées, ses colliers de sfenj (beignets), ses enfants dévalant les escaliers ou courant après un ballon, ses artistes et, dans les villages environnants, les merveilles de l’artisanat berbère. Les cascades, aussi, qui font le bonheur des habitants et des voyageurs. Les épris de nature viennent en effet goûter là au plaisir de la randonnée, de l’escalade ou, tout simplement, de la contemplation. Envoûtante Chefchaouen.

Par Bouthaina Azami
Le 01/01/2015 à 21h45