Coronavirus au Maroc: 249 nouvelles contaminations, 3.258 cas encore actifs (Infographies)

Au Maroc, même les animaux de compagnie se sont mis en mode détente après la levée du confinement, ici dans une rue de Rabat.

Au Maroc, même les animaux de compagnie se sont mis en mode détente après la levée du confinement, ici dans une rue de Rabat. . DR

249 nouveaux cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés dans le Royaume, du jeudi 9 au vendredi 10 juillet. Les cas testés positifs s'élèvent au nombre de 15.328. Voici le bilan de la propagation du coronavirus au Maroc et à l'étranger, avec des infographies sur l'évolution de la pandémie.

Le 10/07/2020 à 17h28

249 nouveaux cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés au Maroc en 24 heures, portant à 15.328 cas le nombre total des personnes testées positives au Covid-19, annonce le ministère de la Santé, ce vendredi 10 juillet à 18h00.

Le ministère de la Santé a recensé 1 décès, mais 380 guérisons en 24 heures, portant le bilan officiel à 243 morts et 11.827 rémissions depuis le début de l'épidémie au Maroc, le 2 mars 2020.

Le nombre de décès reste très bas, comparé à la moyenne mondiale. D'ailleurs, le ministère de la Santé a mis en avant, une fois encore, le taux de létalité (c'est-à-dire le nombre de patients décédés par rapport au total de personnes contaminées), qui baisse chaque jour davantage.

Au Maroc, il s’établit à 1,6%, ce qui place notre pays dans une moyenne mondiale relativement basse, et plaide en faveur de l’efficacité de la prise en charge sanitaire dans le Royaume. Rappelons que la moyenne mondiale du taux de létalité s'établit à 5,9%.

Le nombre total des cas testés négatifs au Covid-19 après le résultat d'analyses effectuées en laboratoire s’élève à 833.769, ce qui porte le nombre global de tests de dépistage réalisés au Maroc, depuis le 1er mars 2020, à 849.097.

Pour suivre en temps réel l’évolution de la pandémie au Maroc, il suffit de cliquer sur ce lien: https://covid.le360.ma

Au Maghreb, la progression du virus concerne essentiellement le Maroc et l'Algérie, même si les statistiques en Algérie ne permettent toujours pas de prendre la pleine mesure de la propagation de l'épidémie dans le pays.

434 nouveaux cas de Covid-19 et 8 décès ont été enregistrés en Algérie au cours des 24 dernières heures, ce qui porte le nombre de cas confirmés à 18.242, alors que le nombre de décès s’élève à 996, annonce vendredi 10 juillet une source officielle à Alger.

En Tunisie, 9 nouveaux cas, zéro décès et zéro guérison ont été enregistrés sur ces dernières 24 heures. Au total, le pays dénombre 1.240 cas de contamination, dont 50 morts et 1.067 guérisons.

En Mauritanie, le ministère de la Santé a annoncé hier, jeudi 9 juillet, dans la soirée, l’enregistrement de 39 nouveaux cas, 5 décès et 32 guérisons sur les dernières 24 heures. A ce jour, la Mauritanie compte 5.126 cas confirmés de contamination au Covid-19, dont 144 décès et 2.026 guérisons.

Les contaminations continuent à s’accélérer au niveau du continent africain avec un record de 18.000 cas enregistrés, donnant ainsi raison à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui n’a cessé d’alerter sur les risques que la pandémie explose en Afrique.

A date d’aujourd’hui, selon les données de CDC Africa, le Centre de contrôle des épidémies de l’Union africaine, non encore définitives pour cette journée du vendredi 10 juillet, on recense 543.051 cas de Covid-19 au niveau du continent, dont 265.102 guérisons et 12.488 décès.

C’est l’Afrique du Sud qui tire les chiffres du Covid-19 vers les sommets avec environ 14.000 nouveaux cas enregistrés en 24 heures portant à 238.339 le nombre officiel de personnes contaminées dans ce pays, dont 113.061 guérisons et 3.720 décès. Le pays arc-en-ciel concentre à lui seul environ 44% des cas de Covid-19 enregistrés en Afrique.

La hausse des décès commence à inquiéter les autorités sud-africaines. Le ministre de la Santé du Gauteng, Bandile Masuku, a même jugé opportun d’annoncer que plus d’un million d’emplacements pour enterrer les morts étaient disponibles.

Loin derrière l’Afrique du Sud suivent l’Egypte (79.254 cas), le Nigeria (30.748 cas), le Ghana (23.463 cas) et le Cameroun (14.916 cas).

Au Moyen-Orient, une députée irakienne a succombé vendredi au nouveau coronavirus, a annoncé l'agence officielle du pays où les cas de Covid-19 ont bondi de 600% en juin, selon une ONG. Ghida Kambach, députée de 46 ans de la province de Diyala, à l'est de Bagdad, est le premier membre du Parlement mort du Covid-19, mais au moins une vingtaine de ses collègues ont déjà été infectés par le virus, affirmait récemment le président de l'Assemblée, Mohammed al-Halboussi.

L'Irak est longtemps resté peu touché par la pandémie, mais en juin, selon l'ONG International Rescue Committee (IRC), les cas de coronavirus ont bondi de 600%, avec notamment des centaines de médecins infectés. Le ministère de la Santé a annoncé vendredi avoir recensé environ 70.000 contaminations, dont près de 3.000 mortelles, tandis qu'environ 40.000 personnes ont été guéries.

Dans le monde, au moins 555.036 personnes en sont mortes et plus de 12,2 millions ont été contaminées, selon un bilan établi vendredi par l'AFP. L'épidémie de nouveau coronavirus continue de s'aggraver aux Etats-Unis, dont le président Donald Trump persiste dans le déni, tandis que l'Europe, qui se déconfine, maintient une vigilance inquiète.

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"Quand nous nous comparons à d'autres pays, je ne crois pas qu'on puisse dire que nous nous en sortions bien. Ce n'est tout simplement pas le cas", a déclaré Anthony Fauci, le plus haut expert en maladies infectieuses du gouvernement américain, au site FiveThirtyEight. L'immunologue sonne l'alarme depuis des jours face à la flambée de nouveaux cas dans le Sud et dans l'Ouest, dénonçant des déconfinements trop hâtifs et l'insouciance des Américains. Le pays le plus touché, tant en nombre de morts (au moins 133.291) que de cas (plus de 3,1 millions), a encore battu son record jeudi avec un millier de décès et 65.500 cas détectés en 24 heures.

Les avertissements du Dr Fauci se teintent de plus en plus de reproches sur la politisation de l'épidémie. "Il faut formuler l'hypothèse que sans les divisions qui sont les nôtres, nous aurions une approche plus coordonnée", déclare-t-il. Donald Trump, lui, persiste à minimiser: "La raison pour laquelle nous avons tant de cas, comparés à d'autres pays qui ne font pas mieux que nous et de loin, est que nous testons beaucoup plus et mieux", a-t-il tweeté. Ce qui est faux, car le rythme d'augmentation des contagions est largement supérieur au rythme d'augmentation des tests, selon les données officielles.

Ignorant les avertissements sanitaires, Trump se rend vendredi en Floride, l'un des gros foyers actuels de l'épidémie de Covid-19, avant un nouveau meeting électoral samedi dans le New Hampshire.

Le coronavirus poursuit aussi ses ravages en Amérique latine et touche ses dirigeants: en Bolivie, la présidente Janine Añez, candidate à sa succession en septembre, et au Venezuela le président de l'Assemblée nationale constituante et numéro deux du parti présidentiel (PSUV), Diosdado Cabello, ont annoncé jeudi l'avoir contracté, quelques jours après le président brésilien Jair Bolsonaro.

Ce dernier, comme Donald Trump, est ouvertement sceptique concernant la pandémie. Le Brésil n'en reste pas moins le pays d'Amérique latine le plus affecté et le deuxième au monde, avec au moins 69.184 morts pour plus de 1,75 million de cas. Depuis le début de la pandémie, le dirigeant de 65 ans a multiplié les bains de foule sans précautions. Jeudi, il a de nouveau préconisé l'usage de l'hydroxychloroquine, un médicament controversé. Au Salvador, la capitale San Salvador est dans une "phase critique" de l'épidémie, selon l'ONG Médecins sans frontières (MSF), tandis que le Mexique a enregistré jeudi un nouveau record de cas quotidiens (+7.280), pour un total de 282.283 malades et 33.526 morts.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé à l'unité contre le virus, qui continue de progresser dans le monde. "Nous ne pourrons pas vaincre la pandémie si nous sommes divisés", a déclaré jeudi Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, deux jours après que les Etats-Unis ont confirmé leur retrait de l'instance internationale qu'ils accusent d'avoir mal géré la crise et d'avoir été trop indulgente à l'égard de la Chine, où le virus est apparu en décembre.

Tandis que le continent américain tarde à atteindre le pic de l'épidémie, le virus a reflué ailleurs dans le monde, non sans résurgences. En Australie (environ 9.000 cas pour 106 morts), les cinq millions d'habitants de Melbourne ont été replacés en confinement pour six semaines et les frontières de l'Etat de Victoria fermées.

En Asie, un responsable indonésien a demandé aux femmes fonctionnaires de sa région de porter un voile sur le visage -un niqab, insuffisant contre le coronavirus- au lieu d'un masque, déclenchant la colère des défenseurs des droits des femmes.

Hong Kong a annoncé la fermeture de toutes ses écoles à partir de lundi, à quelques jours des vacances d'été, à cause d'une "hausse exponentielle" des contaminations.

En Europe, le président du Conseil européen, Charles Michel, a exhorté vendredi les 27 pays de l'UE à se mobiliser pour un vaste plan de relance de l'économie européenne, plongée en récession par la pandémie. "Il est temps d'agir, il est temps de décider", a-t-il déclaré.

Les 27 doivent se réunir la semaine prochaine à ce sujet et apparaissent divisés. Les pays du Sud soutiennent un plan de relance large, tandis que les "frugaux" du Nord -Suède, Danemark, Pays-Bas et Autriche- rechignent à mettre la main au portefeuille.

La situation en Europe paraît sous contrôle pour le moment, malgré de nouveaux foyers qui suscitent une vigilance inquiète. Le continent reste le plus durement touché avec plus de 200.000 morts, dont plus des deux tiers au Royaume-Uni, en Italie, en France et en Espagne. L'Italie réfléchit ainsi à prolonger l'état d'urgence, qui doit expirer le 31 juillet.

La Belgique doit, elle, entériner vendredi l'élargissement du port obligatoire du masque dans les magasins, les cinémas, les lieux de culte, les musées et les bibliothèques. Il l'était déjà dans les transports en commun et pour les professions "avec contacts rapprochés", comme les coiffeurs.

Suite à l'augmentation de cas de Covid-19 dans les Balkans voisins et à plusieurs touristes étrangers arrivés malades, la Grèce a décidé de renforcer les contrôles à sa frontière terrestre.

En France, les stades de football, privés de match officiel depuis mars, retrouvent du public ce week-end, avec des rencontres amicales, un maximum de 5.000 spectateurs et un protocole sanitaire strict.

L'évolution de la pandémie au Maroc, en direct.

Par Mehdi Heurteloup et Youssef El Harrak
Le 10/07/2020 à 17h28