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Coronavirus: ces quartiers et marchés populaires qui ignorent l'état d'urgence

Par Amyne Asmlal le 29/03/2020 à 19h20

Kiosque360. Dans certains quartiers de Casablanca, la vie suit son cours comme si de rien n'était. Dans les marchés improvisés, les vendeurs ambulants attirent toujours les foules.

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Le Maroc a instauré l’état d’urgence sanitaire le 20 mars dernier. Quant à l'appliquer, c'est une autre paire de manches. Dans certains quartiers de Casablanca, notamment des quartiers populaires, les habitants continuent de vivre comme si de rien n'était, souligne ainsi le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du lundi 30 mars.   

 

Rien ne semble avoir changé dans le quotidien des habitants de ces quartiers de Casablanca, animés du lever au coucher du soleil. Non seulement les rues restent bondées, mais les gens ne prennent pas même les précautions de base. Ils continuent de se serrer devant les commerces et de se regouper autour des vendeurs ambulants qui, eux non plus, n’ont rien changé à leurs habitudes. Avec leur charrette tirée par des animaux ou leur triporteur, ils continuent de vaquer à leurs activités. Malgré les multiples et fermes mises en garde des autorités, les gens continuent donc de faire fi des mesures de sécurité. Les vendeuses de pain et les marchands de cigarettes au détail squattent leur endroit habituel. Autant dire, s’indigne le quotidien, que d'aucuns prennent la situation à la légère, se mettant en danger et mettant en danger les autres.

 

Ce n’est pourtant pas faute de sensibilisation. Depuis le 20 mars, des patrouilles des forces de l’ordre multiplient les rondes dans tous les quartiers de la ville, enjoignant les personnes en infraction à respecter l’état d’urgence sanitaire et à rentrer chez elles.

  

Dans les transports publics, les usagers ne semblent pas non plus mesurer la gravité de la situation. Des images, qui ont circulé ces deux derniers jours sur les réseaux sociaux, montrent une rame de tramway bondée à Casablanca. Dans un communiqué, les autorités chargées du transport public ont imputé l’entière responsabilité de cette situation aux usagers qui, au lieu d’attendre le tram suivant, «font fi des consignes de sécurité en matière sanitaire et se précipitent dans la première rame de tramway disponible sur la ligne».

 

Par ailleurs, affirme le quotidien, depuis l'entrée en vigueur du décret-loi du 24 mars, il a déjà été procédé à l'arrestation d'environ 450 personnes pour violation de l'état d'urgence sanitaire. Le Ministère public a appelé, en début de semaine, à faire preuve de fermeté dans l'application du décret-loi n° 2.20.292 sur les dispositions relatives à l'état d'urgence sanitaire, souligne le quotidien. Tout contrevenant aux directives de l'état d'urgence est notamment passible d'une peine d'un mois à trois mois de prison et/ou d'une amende de 300 à 1.300 dirhams, rappelle Al Ahdath Al Maghribia.