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Corruption de magistrats: le substitut du procureur adepte de «sexe à distance» en plein tribunal

Par Hassan Benadad le 05/08/2022 à 22h38

Kiosque360. Le substitut du procureur impliqué dans l’affaire de corruption des magistrats est également poursuivi pour adultère. Cet article est une revue de presse du quotidien Assabah.

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Impliqué dans l’affaire des juges suspectés de corruption, un substitut du procureur du Roi est poursuivi pour adultère après avoir entretenu des relations sexuelles avec une femme de ménage. Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du week-end ( 6 et 7 août), que l’accusé, qui usait de sa qualité de magistrat, avait eu des relations sexuelles à son bureau, dans le tribunal de première instance d’Ain Sebaa. Pis encore, il s’adonnait à des relations sexuelles à distance via son portable avec certaines intermédiaires qu’il fréquentait régulièrement.

 

L’une d’elles lui avait demandé d’intervenir dans un dossier judiciaire concernant l’un de ses proches en échange de rapports sexuels dans son appartement. Mais le magistrat lui aurait demandé de le stimuler via son portable alors qu’il se trouvait dans son bureau. L’intermédiaire aurait obtempéré. Les investigations de la BNPJ ont révélé que le substitut du procureur réclamait des faveurs sexuelles en échange de son intervention dans des dossiers judiciaires.

 

Le quotidien Assabah souligne qu’il posait toujours cette condition quand il statuait sur un dossier. L’enquête a révélé que ce magistrat entretenait des relations sexuelles fréquentes avec une femme de ménage qui travaille dans le tribunal où il exerce. Un jour, elle lui a fait part de sa crainte d’être enceinte. Mais l’homme ne s’en est pas soucié et s’est contenté de dissiper les craintes de son amante par des propos rassurants.

 

Le dossier de ce magistrat ne diffère pas de celui du substitut du procureur du Roi, Hicham Louski, qui a été condamné à cinq de prison pour corruption et abus sexuel. Mieux encore, le dossier en instruction aujourd’hui s’avère être le prolongement de l’enquête sur le réseau dirigé alors par Hicham Louski. D’autres intermédiaires ont pris le relais, dont le dénommé «Oumoumi», en continuant à tisser des relations avec des juges, des responsables de police et des fonctionnaires pour intervenir dans des dossiers en cours devant la justice.