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Cour des comptes: les catastrophes naturelles se sont multiplées par 22 en 14 ans

Par Younès Tantaoui le 17/05/2016 à 16h28 (mise à jour le 17/05/2016 à 16h28)

Le rapport de la Cour des comptes dénombre 96 sinistres majeurs survenus au Maroc entre 1960 et 2014 et qui ont touché plus de 300 villes. Leur nombre s’est multiplié par 22 fois sur la période 2000-2014, alors que le royaume ne dispose pas d’un plan concret de gestion de ces catastrophes.

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La Cour des comptes vient de rendre public son rapport sur la gestion des catastrophes naturelles au Maroc, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a encore beaucoup de chemin à faire pour parvenir à construire un système cohérent de couverture des risques majeurs.

 

Dans le document, les magistrats de la Cour relèvent l’inexistence d’un plan concret de gestion des catastrophes naturelles et que celle-ci se fait globalement dans l’improvisation. Ceci est d’autant plus problématique que la survenance des sinistres semble s’accélérer ces dernières années. En tout, le rapport dénombre quelques 96 sinistres majeures survenus au Maroc entre 1960 et 2014 et qui ont touché plus de 300 villes. Leur nombre s’est même multiplié par 22 fois sur la période 2000-2014.

 

C’est pourquoi la Cour des comptes dresse une longue liste de recommandations, appelant les pouvoirs publics à mettre en place un mécanimse cohérent de lutte contre les catastrophes naturelles.

 

Il y a d’abords la nécessité de la mise en place d’une plateforme nationale de gestion des risques. «L’insuffisance de coordination des efforts déployés dans la gestion des risques nécessite la mise en place d’une plateforme nationale», peut-on lire dans le rapport. Ceci aurait pour objectif d’assurer une meilleure coordination des actions, des moyens et des données d’informations entre les différents intervenants (départements ministériels, société civile, secteur privé,...), ainsi que de rationaliser l’ensemble des ressources engagées dans la prévention. Cette plateforme permettra, en outre, d’aider à la mobilisation des moyens humains et financiers pour la réduction des risques de catastrophes.

 

La Cour recommande, par ailleurs, de mettre en place une stratégie de financement qui prend en compte l’ensemble du cycle de gestion des risques (prévention, gestion et réhabilitation) et mobiliser des sources de financement stables pour mener les actions, jugées prioritaires, de lutte contre les risques.

 

Les magistrats ajoutent que malgré ces financements, il faudrait un système de couverture des risques et ne pas se limiter aux financements publics pour assurer la réparation des dégâts causés par les risques.

 

D’autres recommandations sont formulées selon le type de risques (inondation ; feux de forêt ; séismes, acridiens…) et qui pourraient servir de feuille de route pour un système de lutte contre les méfaits des catastrophes naturelles.