Cyber-chantage: «Scoop Sidi Slimane» sur les pas de «Hamza mon bb» | www.le360.ma

Le360 Actualités Maroc

ع
Cyber criminalité
© Copyright : DR

Cyber-chantage: «Scoop Sidi Slimane» sur les pas de «Hamza mon bb»

Par Maya Zidoune le 06/02/2020 à 22h54

Kiosque360. Un nouveau «Hamza mon bb» terrorise les habitants de Sidi Slimane. Prénommée «Scoop Sidi Slimane», cette page Facebook s’est spécialisée dans le chantage et la diffamation.

aA

Après «Hamza mon bb», pseudo créé en avril 2016 sur différents réseaux sociaux et qui a distillé, durant trois longues années, des photos, des enregistrements vidéos, et des potins scabreux sur des stars essentiellement marocaines, c’est au tour de «Scoop Sidi Slimane» de défrayer la chronique dans la ville du Ghrab, nous apprend le quotidien arabophone Al Ahdath Al Maghribia dans son édition de ce vendredi 7 février 2020.

 

La page Facebook, suivie par plus de 26.000 personnes, est spécialisée dans les injures et le dénigrement des habitants et de certaines personnalités de la ville, ajoute le média casablancais.


Pour protester, les victimes du compte organisent aujourd’hui un sit-in devant le conseil municipal de Sidi Slimane. Dans un communiqué adressé à Al Ahdath Al Maghribia, elles accusent la personne responsable de ce compte de chantage, diffamation et incitation à la haine.


Les victimes souhaitent que la police scientifique de Casablanca se saisisse de l’affaire pour identifier les administrateurs de la page, dont un se trouverait au Canada, et les interpeller.


Toujours selon le journal, la police judiciaire de Sidi Slimane avait déjà ouvert une enquête, il y a un an, et interrogé de nombreuses victimes de «Scoop Sidi Slimane». Un fonctionnaire communal, accusé également d’être impliqué dans ce scandale, a été entendu par les services de police et confronté à deux victimes, le 22 janvier dernier, suite à une plainte déposée auprès du procureur du Roi près le tribunal de première instance de Sidi Slimane.


Al Ahdath Al Maghribia ajoute que les victimes ont adressé une lettre à Mohamed Abdennabaoui, président du Parquet général, le sollicitant d’intervenir pour accélérer l’enquête et arrêter les coupables.