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Dubaï, la capitale des évadés fiscaux marocains

Par Hassan Benadad le 21/04/2019 à 23h37

Kiosque360. Des hommes d’affaires sont devenus des évadés fiscaux de luxe à Dubaï. Certains d’entre eux exploitent les failles juridiques de la loi pour blanchir leur argent sale dans des biens immobiliers colossaux, de grands projets touristiques et des restaurants de luxe.

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Des sources autorisées qualifient Dubaï, la capitale financière des Emirats Arabes Unis, de «paradis» des évadés fiscaux marocains. Selon des observateurs marocains et étrangers, des biens immobiliers à Dubaï dissimulent le blanchiment d’argent des «nouveaux riches». La plupart d’entre eux sont originaires du nord du Maroc et ont préféré détourner leur argent vers les pays du Golf en investissant dans les appartements de luxe et plus particulièrement dans la bourse. Cette dernière étant considérée comme l’institution financière qui rapporte des gains très élevés via des traders libanais ou asiatiques. D’autres évadés fiscaux marocains se sont adonnés au commerce du chewing-gum mâle, considéré comme un stimulant sexuel miracle.

 

Les mêmes sources indiquent que la plupart de ces fortunés marocains préfèrent travailler dans l’ombre, dans la mesure où leurs noms ne figurent pas sur la liste des individus riches au Maroc. Certains d’entre eux ont rompu tout lien avec leur pays de peur d’être poursuivis en justice, surtout après le renforcement de la lutte contre l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent.

 

Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du lundi 22 avril, que les riches marocains exploitent des failles juridiques de la loi pour détourner l’argent sale vers Dubaï. Les mêmes sources indiquent que les Marocains ont recours à des méthodes subtiles à travers des réseaux tentaculaires pour blanchir leur argent dans des biens immobiliers colossaux, de grands projets touristiques ou des restaurants de luxe. Ils choisissent de passer par un pays tiers, notamment en Afrique, avant de transférer l’argent vers Dubaï.

 

Les trafiquants usent de techniques de détournement sophistiquées en optant pour des transferts d’argent «secrets et ambigus» ou en effectuant des opérations d’import, de service et d’investissement. Certains fonds d’investissement ont été alimentés par les comptes bancaires d’hommes d’affaires marocains pour financer la construction d’une série d’hôtels à Dubaï. Les mêmes sources affirment qu’on trouve parmi eux d’anciens directeurs de sociétés marocaines.


D’autres hommes d’affaires marocains ont pu obtenir des cartes de séjour aux Emirats Arabes Unis même s’ils n’y résident pas tout le temps. Ceux-là exploitent des failles juridiques pour transférer de l’argent dans ce pays et l’investir dans des biens immobiliers.