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État d'urgence sanitaire: le "hrig" intérieur à son apogée à l'occasion de l'Aïd el-Fitr

Par Hassan Benadad le 22/05/2020 à 22h51 (mise à jour le 23/05/2020 à 08h04)

Kiosque360. Les services de la Gendarmerie ont renforcé le dispositif de contrôle sur les routes pour endiguer la migration illégale entre les villes durant l’état d’urgence sanitaire. Plusieurs contrevenants qui transportaient incognito des gens dans des camions et des ambulances ont été arrêtés.

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Le haut commandement de la Gendarmerie royale a ordonné le renforcement du dispositif de contrôle sur les routes, notamment entre les villes. Un renforcement qui vise à déjouer les tentatives de migration clandestine à l’intérieur du Royaume en violation de l’état d’urgence sanitaire. Des sources autorisées justifient ces nouvelles recommandations par la prolifération actuelle du transport clandestin.

 

D’autant qu’à l’approche de l’Aïd el-Fitr, les récalcitrants chercheront à y avoir recours massivement pour aller passer cette occasion avec leurs familles dans des villes lointaines. Face à ce phénomène, le ministère de l’Intérieur a procédé à la restriction des déplacements entre les villes lors de la deuxième prorogation du confinement. 

 

Les contrevenants ont eu recours, toutefois, à tous les subterfuges possibles et imaginables pour transporter en catimini les gens d’une ville à l’autre moyennant d’importantes sommes d’argent. Les autorités locales ont pour leur part durci les conditions de délivrance des autorisations de déplacement. Désormais, les services compétents prennent attache avec les autorités locales des villes où les intéressés doivent se rendre vérifier la véracité des données qu’ils ont fournies pour justifier leur déplacement exceptionnel.


Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du samedi 23 mai, que les autorités n’accorderont cette autorisation exceptionnelle de déplacement qu’après l’aval des autorités locales des villes de destination des intéressés. Du coup, le traitement de ces dossiers a été confié aux gouverneurs et non plus aux pachas qui auraient été très souples dans la délivrance de ces documents. Pour tenter de violer l’état d’urgence sanitaire, les transporteurs clandestins ont utilisé des camions de transport de marchandises pour cacher les gens désireux de se déplacer d’une ville à une autre.


D’autres se sont servis des camions de transport de bétail, de volailles et de bonbonnes de gaz pour y cacher les contrevenants. C’est ainsi que les gendarmes ont intercepté une ambulance qui transportait clandestinement huit personnes en direction de la ville de Safi. A Mechra Bel Ksiri, la police judiciaire a arrêté le chauffeur d’un véhicule utilitaire qui tentait de transporter clandestinement 20 personnes vers une autre ville.