Le360 Actualités Maroc

ع
Brahim Saadoun

Brahim Saadoun.

© Copyright : DR

Guerre en Ukraine: pour Brahim Saadoun, condamné à mort, deux ONG marocaines intercèdent auprès de Poutine

Par Mohamed Chakir Alaoui le 11/06/2022 à 19h12

Deux ONG marocaines ont lancé un vibrant appel au président russe, Vladimir Poutine, pour qu’il intervienne en faveur de la suspension de l’exécution de la peine de mort prononcée à l’encontre du Marocain Brahim Saadoun, par les séparatistes pro-russes de Donetsk, pour sa participation à des combats aux côtés de l’armée ukrainienne.

aA

Les deux associations qui ont adressé un message au chef de l’Etat russe sont l’Association de l’amitié maroco-russe et le Comité marocain pour la paix et la solidarité. Dans leur lettre, les deux associations estiment que Brahim Saadoun a été mêlé à une guerre et à une affaire par lesquelles il n’est pas du tout concerné, ce qui constitue en soi «un crime contre sa personne».

 

«Nous considérons que ce jeune étudiant marocain s’est mêlé contre son gré aux opérations militaires d’une manière inconsciente vue la fragilité de son état d’esprit. Nous sollicitons de Votre Excellence votre intervention auprès du tribunal qui a condamné le jeune homme à la peine de mort pour que cette peine ne soit pas exécutée», ont expliqué les deux associations à Vladimir Poutine. 

Nouvelles révélations sur l’étudiant marocain, Brahim Saadoun, arrêté par l’armée russe 

 

Brahim Saadoun, ainsi que deux ressortissants britanniques, avaient été faits prisonniers dans l'est de l'Ukraine, où ils combattaient pour Kiev. Ils ont été condamnés à mort le jeudi 9 juin 2022, pour des faits de «mercenariat» par les séparatistes pro-russes de Donetsk.

 

«La cour suprême de la République populaire de Donetsk a condamné à mort les Britanniques Aiden Aslin et Shaun Pinner et le Marocain Brahim Saadoun, accusés d'avoir participé aux combats comme mercenaires», avait indiqué l'agence de presse officielle russe TASS.

 

Le père de Brahim Saadoun a affirmé aux médias marocains que son fils n'était «pas un mercenaire». Dès le mois d'avril dernier, il avait accusé les autorités ukrainiennes de «recruter les étudiants étrangers pour les exploiter dans la guerre».